De: UNAC PNC [webmaster@unac.asso.fr]
Envoyé: jeudi 1 mai 2003 07:11
À: raymond.p@club-internet.fr
Objet: Newsletter UNAC n° 34 du jeudi 1er mai 2003

Newsletter UNAC n° 34 du jeudi 1er mai 2003


Cette newsletter vous est réservée en tant qu'adhérents à la section PNC Air France de l'UNAC. Vous pouvez néanmoins la transférer à des collègues si vous le jugez nécessaire.

L'UNAC assure aussi une permanence aujourd'hui. Amenez du muguet, nous offrons le café.


Sommaire :

- Réouverture d'Alger

- OMS et DGS en ligne


Réouverture d'Alger

Avant de lire ce que nous en pensons, prenez le temps de découvrir ce que l'on peut considérer comme la chronique d'une réouverture annoncée par la presse.

 

Extraits de presse :

2 mars 2003: Les Algériens réservent un accueil enthousiaste au président Jacques Chirac, lors d'une visite d'Etat qualifiée d'"historique" par la presse algérienne.

Avril 03
Air Algérie a confirmé envisager l'achat de 17 avions avant la fin de l'année mais indique que des négociations sont en cours avec Boeing et Airbus, rapporte La Tribune. Selon le quotidien, l'avionneur européen serait bien placé pour ce marché qui pourrait être conclu courant mai lors de la visite à Alger du ministre français des Transports, Gilles de Robien.

Avril (AOF) - Air Algérie a confirmé l'achat de 17 avions avant la fin de l'année, indique aujourd'hui "La Tribune". Hier, le titre EADS avait grimpé sur l'hypothèse que Airbus remporterait ce contrat. Pour le moment, des négociations sont en cours avec Boeing et Airbus, note le quotidien économique.

Toutefois, l'avionneur européen semble le favori, la visite de Jacques Chirac en Algérie ayant accéléré les négociations entre Airbus et la compagnie aérienne, dont la flotte est majoritairement composée de Boeing, explique "La Tribune".

"On voit mal comment Alger peut donner ce contrat à Boeing. Et puis, le président Bouteflika compte obtenir le retour d'Air France avec ce contrat", a commenté au journal une source proche du dossier. Airbus est détenu à 80 % par EADS et à 20 % par BAE Systems.

26/04 ALGER (AP) - La compagnie aérienne française Air France va reprendre ses vols à destination de l'Algérie à partir du 28 juin 2003, rapporte lundi l'agence officielle APS, selon qui cette décision sera entérinée lors d'une réunion mardi à Paris du Conseil supérieur de l'aviation marchande (CSAM) français.
D'après l'agence algérienne, Air France assurera dans un premier temps deux vols quotidiens de Paris vers Alger et un vol au départ de Marseille. Après huit ans d'embargo, la compagnie française, qui a opté pour un retour graduel, s'apprêterait donc à renouer avec la destination Algérie.
Le CSAM a confirmé lundi soir qu'il tenait une réunion mardi matin et que l'Algérie figurait à l'ordre du jour. Il a toutefois rappelé qu'Air France avait déjà l'autorisation de desservir l'Algérie.
La compagnie française a longtemps invoqué des raisons de sécurité pour justifier son boycott de l'escale algérienne. Depuis le détournement, en décembre 1994, de l'un de ses Airbus au décollage de l'aéroport Houari-Boumediene à Alger, elle a toujours conditionné son retour à la satisfaction d'impératifs sécuritaires considérés comme exagérés par la partie algérienne.
Depuis, seules Air Algérie et Khalifa Airways, côté algérien, et Aeris, Air Lib et Air Littoral, côté français, ont desservi cette destination. Les créneaux libérés par les retraits d'Air Lib et de Khalifa Airways constituent, sans aucun doute, une bonne motivation pour Air France.
La presse algérienne attribue ce retour annoncé d'Air France sur les tarmacs algériens à la visite du président français Jacques Chirac début mars en Algérie. Selon elle, cette reprise d'activités a été négociée contre l'octroi du marché du renouvellement de la flotte d'Air Algérie à l'avionneur européen Airbus Industries.
La compagnie algérienne compte acquérir 17 appareils d'ici la fin de l'année 2003, a déclaré dimanche le PDG d'Air Algérie Tayeb Bénouis.
Boeing Company serait alors en passe de perdre un marché historique en Algérie, où elle est présente depuis 1971. Le gouvernement algérien, suite au crash d'un Boeing 737-200 à Tamanrasset le 9 mars, a accordé une rallonge financière de 825 millions de dollars (750 millions d'euros) à Air Algérie pour le renouvellement de sa flotte. AP


Ce que nous en pensons :

Comme vous avez pu le lire ci-dessus, les médias se sont faits le relais de la réouverture prochaine d’Alger par Air France.

A contrario, l’information interne ne l’évoque guère bien que cela semble se préciser sérieusement.
Quant aux organisations professionnelles, rien ne leur a été précisé sur ce sujet (analyse du risque, mesures de sûreté prévues, fréquences, avions envisagés).

Vraiment tout semble se dérouler comme si l’ouverture d’Alger n’était pas à l’ordre du jour. Même le chef de division Europe questionné hier nous répondait « ne pas être au courant ».

De là à ne même plus savoir où se trouve Alger, il n’y a qu’un pas que le Président Spinetta n’a pas franchi en l’évoquant ainsi lors du dernier Comité Central d’Entreprise :

« Il y a de nombreux candidats français à la reprise de la desserte; ces lignes étant rentables.
Il nous faudra donc faire des choix, et les clarifier avant le 1er juillet 2003. Restent à régler les problèmes de sûreté.»

Voici donc le seul point en attente, ce n'est pas le moindre.

Les divers audits réalisés (par la cellule sûreté d’Air France) de l’aéroport d’Alger l’avaient récemment, durant l’arrêt de la desserte par AF, jugé une fois encore, comme le plus sûr de toutes nos escales.

Il est vrai qu’il semble s’en rapprocher, du moins dans sa conception architecturale proche de fort Knox.
Reste à faire confiance au personnel local et à ceux qui sont en charge de sa surveillance et de son fonctionnement.

Ce doute antérieur avait été le point de blocage de la reprise de la desserte puisque Air France souhaitait que le périmètre extérieur de l’avion soit gardé par des « agents français ».
L’Algérie n’a pas accepté à l’époque ce qu’elle considérait comme une outrageante ingérence sur son territoire.

Une parade avait été trouvée en plaçant à la porte d’embarquement, un camion type hôtelier équipé d’un sas de fouille avant l’embarquement par lequel aurait dû passer les embarquants.

C’était à l’époque de sa proposition, un dispositif qui nous avait paru assurer un niveau de sûreté de toute évidence bien supérieur à d’autres escales. Ce principe n’avait jamais eu l’aval du gouvernement algérien.

La situation de l’Algérie nous permettra d'émettre des réserves de moins en moins justifiées, qui seront sûrement rapidement balayées par le pactole que représente la desserte d’Alger mais aussi par notre blason redoré face au monde arabe.

Jusqu’à 12 liaisons journalières entre la métropole et l’Algérie, dans les hautes périodes de la grande époque, voilà l'enjeu.

La situation délicate du transport aérien influencera sans doute les choix à venir tout comme la récente et chaleureuse visite de Jacques Chirac suivie en mai par celle de Gilles de Robien.

A notre avis :

Outre un dispositif sûreté satisfaisant et un niveau de menace permettant la desserte, nous resterons sur nos positions quant à d'éventuels volontariats ou « nolontariats » qui ne nous satisfont jamais du fait des pressions diverses que subissent les PNC et face auxquelles ils ne sont jamais égaux (période d’essai, attente de promotion, relation de secteur, planning…).

Le niveau de menace est du ressort de la cellule sûreté d'Air France qui l'analyse. Nous avons toujours exigé de cette dernière d'émettre des avis très clairs. En bref, feu vert ou feu rouge. Mais en aucun cas, des hésitations autour d'un quelconque feu orange.
Cette analyse est de sa seule responsabilité.

Soit cette escale sera jugée sure et tous les PN sont à même d’assurer ces vols, soit à contrario cette escale sera jugée dangereuse et personne ne s’y rend, même d’éventuels PNC mercenaires, volontaires de fait.
Par ailleurs, si Alger vous inquiète déjà, la page 95 de l'Accord PNC restera si besoin, le meilleur moyen de ne pas assurer ces vols. Nous avons, en effet, pris la précaution de faire reprendre dans l'Accord PNC, le décret de 1991 relatif à l'aptitude nécessaire du PN à assurer son vol.

Quels PN, LC ou MC ?

Nous sommes tous concernés car peu de fréquences imposeront des gros porteurs LC ou beaucoup de fréquences offriront la possibilité de placer des petits porteurs MC sur cette liaison ou un mix gros porteurs et petits porteurs.
Il y a de fortes chances, en cas de reprise, pour que nous commencions avec un "petit braquet", le temps de se chauffer.


OMS et DGS en ligne

Toutes les alertes de l'OMS, les recommandations pour les voyages, les statistiques quotidiennes cumulées sur les cas de SRAS et d'autres informations peuvent être consultées sur http://www.who.int/csr/sars/en/

Les informations de notre site http://www.unac.asso.fr/PNC_AirFrance/ sont mise à jour régulièrement.

Vous trouverez à l'adresse suivante: http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/pneumapathies/index.htm
les informations officielles de la Direction Générale de la Santé qui nous servent de références sur ce sujet.

Retour au sommaire


Certaines versions d'Entourage sous Mac semblent présenter des difficultés de lecture des liens hypertextes.
Si vous rencontrez des problèmes de lecture de cette Newsletter, envoyez nous un email explicatif, précisant le système d'exploitation et les logiciels que vous utilisez. Merci.
rci
Contacts :
Permanence de Roissy CDG : 01 48 64 49 29
Pas de numérotation raccourcie interne du type 4 49 29

Fax : 01 48 64 49 33
Adresse : UNAC PNC AF, 3 Place de Londres - BP 10797 - 95727 - ROISSY CDG CEDEX
Localisation : Même Batiment que celui du CEMPN Air France, Uranus, deuxième étage.
Permanence d'Orly : 01 41 75 65 90
Portable : 06 07 25 22 56

Adresse de notre site internet: http://www.unac.asso.fr

Nous écrire

Inscription/Désinscription:
Vous avez fait la démarche de vous inscrire à cette newsletter UNAC ou vous avez été inscrit par nos soins à partir de notre fichier d'adhérents.
En tout état de cause,il est toujours possible de se désinscrire