Newsletter UNAC n° 48 du jeudi 22 mai 2003, édition n°3
Sommaire :
- REFORME DES RETRAITES JOURNÉE DU 25 MAI. Tract de ce jour
REFORME DES RETRAITES JOURNÉE DU 25 MAI
MANIFESTER OUI,
FAIRE GREVE NON. Le dimanche 25 mai les fédérations de fonctionnaires
et la plupart des centrales syndicales ont appelé les salariés à une grande
journée de manifestation.
Pour le même jour, un
certain nombre de syndicat à Air France ont appelé les salariés à une journée de
grève (un dimanche !).
Si l'UNAC n'a pas trop d'états d'âme quand l'ensemble
ou la quasi-totalité des confédérations appellent à la grève, nous sommes
davantage réservés en tant que syndicat représentant exclusivement des
navigants, vis-à-vis d'un mouvement spécifique à Air France dont les salariés
sont aujourd'hui pourtant proportionnellement moins touchés que ne le sont ceux
de la fonction publique (tout simplement parce que cela fait 10 ans que nous
sommes passés au trapèze...).
Et puis faire grève un dimanche,
c'est, pour des navigants, faire grève à 100 % (avec les pénalisations
financières que cela implique) cependant qu'au sol seuls les services
d'exploitation seront concernés...
C'est un peu comme si nous appelions à la grève sur les jours OFF !
C'est pourquoi, l'UNAC ne s'associera pas à la grève déclenchée par les syndicats Air France mais invite les PNC qui le peuvent à se joindre aux manifestations qui auront lieu ce jour-là.
LA GREVE DU 13 MAI a eu un
succès mitigé avec une faible participation des PNC.
Rien d'étonnant
quand on sait que la moitié de l'effectif PNC a été embauchée depuis 1995 et que
quand on est jeune on a souvent tendance à croire que la retraite est un
problème de « vieux ».
Bien à tort ! A titre d'exemple, songez seulement
que toute augmentation des cotisations pénalise davantage les salariés qui
auront à les payer longtemps, c'est-à-dire précisément les jeunes !
SOLIDAIRES. Même si la
retraite de la Sécurité Sociale ne représente qu'un quart à un tiers de la
totalité de ce que perçoit au total (CRPN + SS) un PNC à 60 ans, nous ne pouvons
qu'être globalement solidaires du mouvement actuel.
La réforme proposée,
bien plus qu'à travailler 2 ou 3 ans de plus pour la même pension, aboutira dans
les faits à une diminution de celle-ci faute d'avoir pu cumuler suffisamment
d'années de cotisation pour bénéficier d'une pension complète (37,5 années avant
1993, 40 années depuis, 41 en 2012, 42 en 2020, ...).
COMPLEXITE. On ne peut nier la complexité de ce problème.
• Il dépasse le simple cadre économique pour toucher nos perspectives de vie individuelles et l'organisation de la société.
• Ses contradictions se reflètent dans l'attitude des syndicats plus facilement unis contre que d'accord pour, tant de toute façon la pilule est amère.
• Il suscite des
intérêts différents entre salariés du secteur privé et ceux du secteur public
qui découvrent les inconvénients de ce à quoi sont soumis ceux du privé depuis
10 ans déjà...