Newsletter UNAC n° 52 du vendredi 30 mai 2003, tract de ce jour.
Sommaire :
- Tract de ce jour: L’UNAC s’associe au mouvement de grève de 24 heures le 3 juin
L’UNAC s’associe au mouvement de grève de 24 heures le 3 juin
Rappel : pour avoir droit, à 60 ans, à une pension de retraite du régime général de la Sécurité Sociale à taux plein il faut aujourd’hui avoir cotisé (ou avoir validé) 40 annuités. Ceux qui n’ont pas pu travailler 40 ans ont le choix : attendre 65 ans pour toucher une pension de retraite à taux plein du régime général de la SS, ou prendre leur pension à 60 ans avec des coefficients de minoration. Ces minorations sont d’autant plus importantes que la durée de carrière professionnelle est éloignée des 40 annuités.
Aujourd’hui le projet de réforme prévoit de porter à 41 ans la durée de carrière nécessaire pour avoir droit à une pension à taux plein à 60 ans. Ce projet prévoit également de porter ultérieurement cette durée à 42 ans. De plus, ce même projet prévoit la modification de la formule de calcul des pensions en proratisant la pension pour les salariés n’effectuant pas les annuités requises.
Réforme
nécessaire. Une réforme du régime de retraite de la Sécurité Sociale
est indispensable. En effet, ce régime est un régime par répartition et ce sont
donc les actifs qui financent les pensions des retraités.
Deux phénomènes
pèseront dans un avenir proche de façon considérable sur l’équilibre du régime:
l’arrivée à l’âge de la retraite des générations du «baby boom» (nées entre 1945
et 1960) et l’allongement de l’espérance de vie à 60 ans qui pourrait passer de
22 ans en moyenne aujourd’hui à 28 ans en 2040.
On passerait ainsi de 2
actifs pour 1 retraité en 2001 à 1 actif pour 1 retraité en 2040. Chacun
comprendra donc que ne rien faire c’est soit faire reposer l’ensemble de la
charge sur les actifs de demain (nos enfants et les jeunes actifs
d’aujourd’hui), soit diminuer considérablement les pensions des retraités, soit
tuer la retraite par répartition.
De façon très rapide on voit donc que pour réformer le régime il faut se poser une question : sachant que le déficit prévu du régime en 2020 est de 43 milliards d’Euros, qui doit payer ? Les actifs (par une augmentation de cotisations) ? Les employeurs (augmentation de cotisations) ? Les citoyens (augmentation des impôts) ? Les retraités (diminution des pensions) ?
Désunion syndicale. Nous ne pouvons que déplorer l’absence totale de position commune des syndicats sur ce sujet au-delà des discours vagues et des slogans simplificateurs. De plus, le mélange des genres auquel on assiste aujourd’hui entre les problèmes de l’éducation nationale, la décentralisation, la retraite des fonctionnaires, les régimes spéciaux, la retraite de la Sécurité Sociale et pour finir le souhait de certains d’obtenir par la revendication sociale ce qu’ils n’ont pas obtenu par les urnes, n’aide pas un syndicat comme le nôtre (indépendant et professionnel) à défendre ses revendications. Rares sont les syndicats qui ont le courage de faire réellement des propositions alternatives tant les solutions envisageables sont toutes difficiles et socialement et/ou économiquement contraignantes.
Les limites de notre
action. Nous savons bien que l’avenir des retraites ne repose pas que
sur l’action des seuls syndicats de PNC. L’UNAC n’a pas la prétention de détenir
LA SOLUTION pour sauver la retraite par répartition. Néanmoins, des solutions
alternatives existent.
Ces solutions combinent plusieurs types d’ajustement
: solidarité nationale à travers l’impôt, augmentation des cotisations,
aménagement des fins de carrières, garanties sur le niveau des pensions, etc.
Nous observons que le choix fait par le gouvernement sur ce dossier porte
principalement sur un seul paramètre : l’allongement de la durée de
cotisation.
Même si la retraite de la
Sécurité Sociale ne représente que 20 à 25 % de ce que perçoit un PNC à 60 ans
nous ne pouvons qu’être solidaires du mouvement national contre cette réforme.
D’autant plus solidaires que l’allongement de la durée de cotisationtouchera
tous les PNC.
En effet, un PNC ne réussit qu’exceptionnellement à cotiser 40
années, et l’allongement de deux années de la durée de cotisation nécessaire
pour obtenir une pension à taux plein ne peut qu’augmenter le nombre de ceux qui
verront leur pension réduite.
Au moment où ce projet de loi
doit être présenté au Parlement, il faut que les PNC poussent les députés à
aménager le projet de réforme pour que l’essentiel du
poids de cette réforme
ne repose pas uniquement sur les salariés.
LE MARDI
3 JUIN, PARTICIPEZ À L’ARRET DE TRAVAIL DE 24 HEURES AVEC LES CONFÉDÉRATIONS
SYNDICALES NATIONALES.