De: UNAC PNC [webmaster@unac.asso.fr]
Envoyé: mardi 8 avril 2003 17:06
À: raymond.p@club-internet.fr
Objet: Newsletter UNAC n°20 du mardi 8 avril 2003

Newsletter UNAC n°20 du mardi 8 avril 2003


Cette newsletter vous est réservée en tant qu'adhérents à la section PNC Air France de l'UNAC. Bien entendu, vous pouvez l'adresser à des collègues si vous le jugez utile.
Au vu de la gravité du thème abordé dans cette newsletter n° 19, nous vous conseillons même de la diffuser très largement.

Sommaire :

- Tract UGICT du 5 avril 2003 "Consigne syndicale": Droit de retrait vs Décret 1991.

- SARS + FAQ


Tract UGICT du 5 avril 2003 "Consigne syndicale": Droit de retrait vs Décret 1991.

Nous continuons à vous conseiller de faire appel au décret de 1991 (relatif à votre aptitude à assurer votre poste de PNC repris en page 95 de l'accord PNC) pour vous dégager de vols ou de destinations qui vous inquiéteraient.

Dans ce cas, vous vous déclarez inapte au vol au pointage ou durant le briefing,vous rentrez chez vous(sans retrait de trentième) et vous êtes rengageables 12 heures plus tard.

Le droit de retrait, évoqué par l'UGICT dans sa "consigne syndicale" du 5 avril 2003, n'est pas une notion applicable une fois l'équipage constitué.


Au vu du nombre important de nouveaux abonnés récents à cette newsletter, nous vous ré adressons les recommandations de la DGS et de l'OMS. Notre site internet, section Air France est actualisé en permanence sur ce sujet pour vos consultations en escale.

Le CHSCT PN a recommandé, le respect des directives de l'OMS sur les escales déconseillées (à ce jour la Chine et Hong-Kong) sans effet à ce jour puisque nous en poursuivons la desserte.


Nous vous rappelons les autres demandes du CHSCT PN :

Mise à bord sur toute la flotte LC MC CC, de masques FFP2 en quantité suffisante pour un échange toutes les 4 heures, gants, liquide de décontamination, poubelle spécifique.

Traçabilité des mesures de décontamination avion.


Utilisation de filtres de recyclage d'air adaptés (HEPA).

Elaboration de consignes précises à tous PN (méthodes, annonces, etc...)

Dotation de masques pour les séjours des PEQ en escales sensibles.

Prise en charge systématique en AT des PN concernés par les mesures SARS.

Garantie de rapatriement immédiat de tout PN affecté en escale.

A l'examen, ce jour des casiers PNC et des dossiers de vols, nous sommes loin d'être satisfaits par l'information donnée au PN.
Il n'y a, par ailleurs, pas de consignes précises à tous PN (méthodes, annonces, etc...) comme nous l'avions demandé de façon individuelle et non par l'intermédiaire de briefings dont on connait suffisamment le côté fugace ou parcellaire.


SARS + FAQ
:

Dans le cas ou les renseignements ci-dessous ne vous suffiraient pas, une cellule d'information est accessible de 8 à 18heures aux numéros suivants :
pour les PNC 01 41 56 42 62
pour les PNT 01 41 56 42 68
De plus un numéro vert réservé aux salariés est accessible au 0800 155 667 ou de l'étranger 33 1 45 16 66 97


Avis du groupe de travail réunissant des membres du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France et des experts relatif aux mesures de prévention et d'hygiène en cas de suspicion de Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) au cours des vols aériens


2 avril 2003


Après avoir pris connaissance des dernières données disponibles concernant le SRAS, le groupe de travail considérant :

1) que l'agent infectieux responsable est probablement un coronavirus, virus respiratoire fragile et sensible aux détergents et désinfectants habituels ;

2) qu'il n'y a pas d'argument en faveur d'une contagiosité à partir d'une personne asymptomatique ou en incubation ;

3) que le mode majeur de transmission du virus se fait en face à face, par l'intermédiaire des gouttelettes des secrétions respiratoires ;

4) que l'air circulant dans un avion est réchauffé et asséché ce qui le rend peu propice à la survie des principaux virus respiratoires ;

5) que la gravité de la maladie semble être proportionnelle à la quantité de virus inhalé, ce qui expliquerait la sévérité des cas observés chez le personnel soignant avant que des mesures de prévention soient instaurées et qui pourrait expliquer la moindre gravité observée chez de nombreux cas secondaires ;

6) qu'un message est diffusé, à l'embarquement, à l'ensemble des passagers des vols directs en provenance d'une zone affectée les informant de la conduite à tenir en cas d'apparition de symptômes au cours du vol ou dans les 10 jours suivant leur retour ;

7) que selon les recommandations de l'OMS, toute personne présentant des signes de SRAS1 ne doit pas embarquer dans un avion commercial ;

émet les recommandations suivantes :

A) Suspicion de SRAS au cours du vol

Au cours du vol

- Si, pendant un vol en provenance d'une zone affectée (cf site OMS à consulter régulièrement : www.who.int), un passager semble présenter une fièvre ET des signes respiratoires évocateurs de SRAS1, il convient de prendre les mesures suivantes :

1 1. Cas possible (en l'absence d'examen radiologique et biologique)

Toute personne présentant l'ensemble des signes suivants :

- poussée fébrile (>38°C) et toux

- un ou plusieurs signes d'atteinte respiratoire basse (dyspnée, gêne respiratoire...)

ET un ou plusieurs des éléments suivants :

- voyage en Chine (province de Guangdong, capitale Canton, province de Shanxi, Pékin, Hong Kong SAR), Hanoi ou Singapour (voir réactualisation régulière), dans les 10 jours précédant le début des signes

- notion de contact avec un cas probable : personne ayant soigné ou ayant vécu avec, ou ayant eu un contact face à face, ou ayant été en contact avec des sécrétions respiratoires d'un cas probable.

2. Cas probable

Tout cas possible présentant des signes de pneumopathie interstitielle à la radiographie pulmonaire ainsi qu'une leucopénie

- Faire mettre un masque au passager signalé (cas possible) (masque de soins dit « chirurgical » comportant un film imperméable). Ce masque devra être changé toutes les 3 heures ou autant que de besoin.

- Pour le personnel de bord s'occupant de ce passager, en cas de contacts rapprochés, mettre un masque de protection respiratoire de norme FFP2 et une paire de gants en vinyle non stériles jetables.

- Pour ce personnel, utiliser une solution hydroalcoolique (en flacon individuel) pour réaliser une friction désinfectante des mains avant et après tout contact avec ce passager (en respectant rigoureusement le mode d'emploi fourni en annexe). Cette désinfection ne peut être réalisée que sur des mains visiblement propres, exemptes de souillures ou de talc. Elle ne dispense pas d'un lavage régulier des mains avec de l'eau et du savon.

- Faire déplacer, si possible, les passagers occupant les sièges situés immédiatement à côté du passager signalé, ainsi que les sièges situés devant et derrière.

- Réserver, si possible, une cabine de toilettes pour l'utilisation exclusive de ce passager ou, à défaut, procéder à une désinfection systématique après chaque utilisation des toilettes par le passager signalé, en incluant la désinfection des robinets et poignées (serviettes papier imprégnées de désinfectant).

- Recueillir les déchets (masques, mouchoirs, tout ce qui a pu être en contact avec les sécrétions) dans un sac plastique hermétiquement fermé.

- Pour les autres objets ayant été en contact avec ce passager, prévoir une filière spécifique de collecte dans un autre sac plastique.

- Il est recommandé aux passagers ayant un contact rapproché2 avec le passager signalé de porter un masque FFP2.

- Hors situation de contact rapproché2, la nécessité de l'utilisation systématique de masque n'est pas établie.

Parallèlement :

- Prévenir le commandant de bord de la présence du passager signalé afin d'informer les services médicaux de l'aéroport d'arrivée, lesquels prendront les mesures nécessaires pour la prise en charge médicale à l'arrivée.

A l'arrivée de l'avion à l'aéroport :

- Eviter de faire monter à bord toute personne en dehors de l'équipe médicale au cours de l'évacuation du passager signalé. Celui-ci sera débarqué en dernier.

- Il n' y a pas lieu de prendre des précautions particulières pour la manipulation des bagages en soute. Il est rappelé à cette occasion que la manipulation des bagages doit se faire, dans les conditions habituelles, avec des gants.

- Si un membre du personnel de l'aéroport est amené à être en contact rapproché avec le passager signalé, le port d'un masque FFP2 est recommandé. Hors situation de contact rapproché2, la nécessité de leur utilisation systématique n'est pas établie.

En ce qui concerne le nettoyage de l'avion :

- Pour le personnel de nettoyage : port de gants, pour éviter le contact direct avec les déchets du passager.

2 définis par l'OMS par : « soins ou vie commune ou contact direct avec les sécrétions respiratoires ou avec les liquides corporels » (OMS, 28 mars 2003)

- Nettoyer puis désinfecter avec un produit détergent-désinfectant (2 applications successives) la tablette, les accoudoirs du siège du passager signalé, ainsi que toute surface ou objet potentiellement souillé par des sécrétions respiratoires y compris le sol autour du siège. Nettoyer puis désinfecter l'ensemble des surfaces des toilettes, notamment les robinets et les poignées.

- Ne pas passer l'aspirateur ni créer toute mise en suspension de particules avant le nettoyage-désinfection.

Recommandations pour le personnel de l'aéroport

Pour le personnel de l'aéroport n'ayant pas de contact rapproché2 avec les passagers, aucune mesure particulière n'est recommandée, à part les mesures générales d'hygiène, et en particulier le lavage fréquent des mains.

B) Absence de suspicion de SRAS au cours du vol

En dehors des mesures générales d'information des passagers en provenance des zones affectées par le SRAS sur les signes de la maladie (cf. site OMS à consulter régulièrement : www.who.int ), il n'y a pas lieu de prendre de mesures particulières.

Cet avis ne peut être diffusé que dans son intégralité sans suppression ni ajout.

Source Direction Générale de la Santé. 8, avenue de Ségur 75007 Paris.

DGS / Bureau SD5C

Bureau des maladies infectieuses et de la politique vaccinale

Rédaction : 03/04/03

Réponses aux questions les plus fréquemment posées
SYNDROME RESPIRATOIRE AIGU SEVERE (S.R.A.S)

Réponses rédigées en fonction de l'état des connaissance du 02/04/2003


Qu'est-ce que le SRAS ? Le Syndrome Aigu Respiratoire Sévère (SRAS) est une maladie infectieuse transmissible, d'apparition récente et initialement découverte en Asie du Sud-Est : c'est une maladie dite émergente (nouvelle).

Ce syndrome se traduit par l'apparition d'une fièvre élevée (Fièvre supérieure à 38°C) accompagnée de troubles respiratoires. Début Avril, sur plus de 1600 cas de SRAS notifiés au niveau international, 60 décès ont été constatés.

Que sait-on de l'agent responsable du SRAS ?

Aujourd'hui, la nature précise de l'agent responsable du SRAS n'est pas connue de façon certaine. De nombreuses équipes de virologues coordonnées par l'OMS travaillent activement à l'identification de l'agent responsable de la maladie dont les CDC d'Atlanta et l'Institut Pasteur. Les premiers résultats évoquaient l'implication d'un paramyxovirus (famille incluant entre autre les virus de la rougeole et de oreillons). Actuellement, les équipes s'orientent vers la piste d'un virus de type Coronavirus, virus couramment impliqué dans des infections ORL bénignes chez l'homme (rhume).

Combien de personnes sont atteintes de cette maladie ?

L'évolution de l'épidémie est rapide. Une mise à jour quotidienne de ces données est disponible sur le site du Ministère de la santé et de l'Institut de Veille Sanitaire. Ces données sont également présentes sur les sites Internet de l'Organisation Mondiale de la Santé et des Centers Disease Control d'Atlanta.


Quels sont les signes cliniques de cette maladie ?

La maladie commence par une fièvre (supérieure à 38°C) d'apparition brutale associée généralement à des signes respiratoires (toux sèche, essoufflement, difficultés respiratoires). D'autres symptômes peuvent être constatés : maux de tête, myalgies, état de malaise. Quelle est l'évolution de cette maladie ?

La maladie justifie dans la totalité des cas une hospitalisation. Chez 10 à 20% des personnes atteintes de SRAS, les troubles respiratoires nécessitent une assistance respiratoire.


La maladie est-elle plus fréquente chez certaines personnes ?


Les personnes atteintes jusqu'à ce jour (2 avril 2003) ont toujours été contaminées par un contact rapproché (moins de 2 mètres) avec une personne malade de SRAS. L'analyse des données épidémiologiques ne permet pas d'identifier des groupes de population à risque particulier à l'exception des personnels de soins ayant pris en charge des malades hospitalisés pour SRAS comme cela est survenu à l'hôpital français de HANOI .


Comment se transmet la maladie ?

La transmission ne semble s'effectuer qu'à partir d'une personne présentant les symptômes de la maladie. Cette transmission nécessite des contacts rapprochés avec une personne malade.

Selon l'OMS, la notion de contact rapproché est définie ainsi :

- vie sous le même toit,

- prise en charge médicale sans protection adaptée d'un malade : contact avec des fluides biologiques et en particulier les sécrétions respiratoires (postillons) d'une personne atteinte de SRAS.

En l'état actuel des connaissances, l'agent du SRAS semble se transmettre de personne à personne principalement par le biais des postillons (éternuement, toux) issus d'une personne malade de SRAS. Cependant, les experts des CDC d'Atlanta (Etats-Unis) n'excluent pas à ce jour la possibilité de transmission à partir d'un environnement (air, objets manipulés) contaminé par une personne atteinte de SRAS, et évoquent la notion de résistance de l'agent dans l'environnement de trois heures. Dans cette hypothèse, il est recommandé de renforcer les mesures classiques d'hygiène et en particulier, le lavage des mains.


Quelle est la durée d'incubation de la maladie (Au bout de combien de temps après avoir été contaminé, les signes cliniques apparaissent-ils)?

D'après les données actuelles (2 avril 2003), la période d'incubation de la maladie varie de 2 à 10 jours après contamination. La moyenne est de sept jours.


Une personne peut-elle transmettre la maladie pendant la période d'incubation (si elle ne présente pas de signe clinique) ?

Pendant l'incubation, la personne ne présente aucun signe de la maladie. A ce jour, aucune transmission à partir d'une personne en période d'incubation n'a été démontrée.


Que signifient les termes : cas suspects, cas probables et cas exclus ?

Les définitions de cas de SRAS ont été élaborées sur la base des recommandations de l'OMS afin de standardiser les données au niveau international.

On définit ainsi :

1. les cas possibles : toute personne présentant des signes évocateurs de SRAS avec notion soit d'un séjour récent en zone affectée, soit d'un contact rapproché avec une personne malade de SRAS.

2. les cas probables : tout cas possible dont les résultats d'examens médicaux (prise de sang, radio pulmonaire,...) ne permettent pas d'exclure le diagnostic de SRAS.

3. les cas exclus : tout cas possible dont les résultats d'examens médicaux (prise de sang, radio pulmonaire,...) permettent d'exclure le diagnostic de SRAS, par la mise en évidence d'une autre cause.

Existe-t-il actuellement un test diagnostique et de dépistage de la maladie ?

Il existe un test diagnostique en cours de validation et du domaine de la recherche. Ces tests sont développés par l'Institut Pasteur où sont adressés, en France, les prélèvements biologiques des cas possibles ou probables hospitalisés. A ce jour (2 avril 2003), aucun test de dépistage n'est disponible en pratique courante. Le diagnostic est actuellement posé sur l'évolution clinique et les résultats d'examens (prise de sang, radio pulmonaire,...).


Quel traitement est proposé ?

Aucun traitement curatif spécifique n'existe à ce jour, nul part dans le monde (3 avril 2003). Les antiviraux sont utilisés du fait de l'hypothèse virale de la maladie, mais n'ont pas fait la preuve de leur efficacité (2 avril 2003). Rappelons que les antibiotiques ne sont pas indiqués pour traiter les infections virales, sauf en cas de surinfection.


Puis-je prendre un traitement préventif pour me protéger avant un départ dans cette zone ?

Non. A ce jour, il n'existe aucun traitement médicamenteux préventif.


Quelle est l'utilité des masques de protection pour la population ?

Ce masque peut être utilisé dans trois situations :

- par le personnel soignant d'un malade hospitalisé

- par une personne malade afin de limiter la contamination de son environnement et de son entourage proche,

- par une personne saine si elle est à proximité (< 2 mètres) d'une personne suspecte ou probablement atteint de SRAS.

En dehors de ces trois situations, le port du masque n'est actuellement d'aucune utilité (2 avril 2003). Lire à ce sujet, l'avis du conseil publique d'hygiène de France disponible sur ce site.


Quelles sont les précautions que vous préconisez pour me protéger lors de mon séjour dans la zone affectée (ou pour les personnes sur place) ?

Dans les zones affectées, il est essentiel de respecter les recommandations émises par les autorités sanitaires locales : port d'un masque, par exemple. En outre, il est recommandé de renforcer les mesures classiques d'hygiène individuelles (le lavage des mains,...).


Recommandations


Quelles sont les recommandations à suivre quand je rentre d'un voyage en Asie ?

Il est recommandé par prudence et dans tous les cas, de surveiller votre température, l'apparition d'une toux, d'une gêne respiratoire ou d'un essoufflement. Cette surveillance devra se prolonger sur une période de 10 jours après votre retour.


Je viens d'un voyage dans la zone affectée et présente de la fièvre et des signes respiratoires, que dois-je faire ?

Il est indispensable d'appeler le SAMU en composant le 15 afin d'être pris en charge par une équipe médicale selon un protocole établi par les autorités sanitaires. Il est indispensable de signaler lors de votre appel que vous revenez d'un séjour dans une zone affectée. En attendant l'arrivée du SAMU, vous éviterez tout contact rapproché avec votre entourage.


Pourquoi alors que je reviens de la zone affectée et que je présente des symptômes en rapport avec le SRAS ne puis-je pas me rendre par mes propres moyens dans l'hôpital de mon quartier ?

La prise en charge par une équipe du SAMU permet d'éviter toute dissémination de la maladie vers les personnes que vous seriez amené(e) à rencontrer en vous rendant par vos propres moyens dans un service hospitalier ou au cabinet de votre médecin.

En outre, le SAMU vous conduira dans un service d'un hôpital spécialisé.


Mes proches reviennent d'un voyage dans la zone affectée, que dois-je faire vis à vis d'eux ?

Il est nécessaire de leur rappeler la nécessité absolue de surveiller leur état de santé (cf. question précédente) afin de détecter toute survenue de signes évocateurs de SRAS. En l'absence de ces signes, une activité normale est tout à fait possible. En cas d'apparition de signe(s), il sera absolument indispensable d'éviter tout contact rapproché en attendant la venue du SAMU (qui aura été contacté).

Dans le cas où je suis chef d'entreprise, si mes employés reviennent d'un voyage dans la zone affectée, que dois-je faire vis à vis d'eux ? En l'absence de ces signes, une activité professionnelle normale est tout à fait possible. Il est nécessaire que le médecin du travail leur rappelle la nécessité absolue de surveiller leur état de santé (cf. question précédente) afin de détecter toute survenue de signes évocateurs de SRAS. En cas d'apparition de signe(s), il sera absolument indispensable d'éviter tout contact rapproché en attendant la venue du SAMU (qui aura été contacté).


Qu'appelle-t-on une mesure d'isolement ?

L'isolement est une mesure de confinement des personnes susceptibles de transmettre l'agent infectieux. Cette mesure est nécessaire et à appliquer dans les deux situations suivantes :

- à l'hôpital : pour que les malades ne contaminent ni le personnel soignant, ni les autres patients, ni les visiteurs, ils sont placés dans une chambre dont l'accès est contrôlé et où des mesures de protection sont mises en œuvre (port de gants, port de masque, lavage des mains,...) selon un protocole prédéfini ;

- à domicile : pour que les personnes ayant été en contact rapproché avec un (des) cas de SRAS ne risquent pas de contaminer leur entourage dans l'éventualité d'une infection évolutive, il est nécessaire de ne pas quitter son domicile (arrêt de travail) et de limiter les contacts rapprochés avec ses proches.

Je reviens de la zone affectée, n'ai pas été en contact avec un malade, et ne suis moimême pas malade. Dois-je respecter des consignes particulières ? (arrêt de travail, isolement...) ?

Non, à l'exception de la surveillance de votre état de santé durant les 10 jours suivant votre retour.

Situation internationale


Quelles sont les recommandations vis à vis d'un séjour prévu prochainement dans la zone affectée ?

Compte tenu de l'évolution de la situation (au 2 avril 2003) et des inconnues qui subsistent, les déplacements dans les zones concernées, la Direction générale de la Santé déconseille à ce jour les voyages vers la Chine (Pékin, province du Guangdong et du Shanxi) et Hongkong, où il pourrait exister des risques de contagion en dehors des foyers ayant touché principalement les personnels soignants et leurs proches. Elle rappelle qu'il est prudent de différer les voyages vers les autres zones concernées.


Quelle est l'attitude des autres pays ?

L'Organisation Mondiale de la Santé recommande, le 2 avril 2003, de différer les voyages non essentiels vers la province de Guangdong et la région administrative de Hong Kong. la plupart des pays européens ont repris cette recommandations. L'évolution de la situation pourrait, bien entendu, conduire à modifier ces recommandations.


Un de mes proches est actuellement en mission ou en voyage dans la zone affectée, que lui recommandez-vous ?

La Direction générale de la santé ne peut imposer aucune attitude particulière concernant un retour éventuel aux ressortissants Français actuellement dans une zone affectée. Il appartient à chacun d'apprécier la nécessité de sa présence sur place, les conditions sanitaires locales et le risque qu'il peut encourir dans ces conditions. Dans tous les cas, il est essentiel de respecter les recommandations émises par les autorités sanitaires locales.


Quels sont les conditions actuelles d'un retour en France ?

L'Organisation Mondiale de la Santé recommande que tous les passagers au départ des aéroports des zones affectées soient interrogés sur leur état de santé à la recherche de fièvre et de signes d'atteinte respiratoire.

- En l'absence de signe évocateur de SRAS, le retour en France est tout à fait possible.

Ces personnes devront prendre connaissance de l'information délivrée par la compagnie aérienne, fournir leurs coordonnées (adresse et numéro de téléphone) et suivre les consignes d'auto-surveillance : vigilance sur l'état de santé à la recherche des signes évocateurs de SRAS et appel du SAMU le cas échéant. Si des signes apparaissent durant le vol ou si la personne se sent particulièrement concernée par le risque de SRAS, elle devra en informer le personnel de l'équipage pour qu'une prise en charge dès l'arrivée du vol soit mise en œuvre par le service médical de l'aéroport.

- En présence de symptômes, le retour en France ne sera pas possible. La responsabilité des commandants de bord et des compagnies aérienne étant engagée, ces derniers ont tout pouvoir pour accepter ou refuser l'embarquement d'une personne.

Mesures prises par la Direction générale de la Santé (DGS) (2 avril 2003)

Quelles sont les mesures prises au niveau des compagnies aériennes pour sécuriser les vols ?

L'OMS a préconisé la mise en place d'une information des voyageurs au départ des aéroports concernés. La DGS a demandé aux compagnies aériennes qu'une information individuelle des voyageurs en provenance directe des zones concernées soit réalisée. Un protocole a été établi afin de prévoir les mesures nécessaires lors de la survenue d'un cas durant un vol :

- information de l'ensemble des passagers de la situation,

- isolement et port du masque par la personne,

- information de l'aéroport de destination en vue d'une prise en charge adaptée dès l'arrivée du vol,

- recueil systématique (cf. question ci-dessous) des coordonnées des passagers en vue de leur information a posteriori dans les 10 jours après leur arrivée sur le territoire.


Quelles sont les mesures prises au niveau des aéroports français pour informer les passagers en provenance de la zone affectée ?

La DGS a mis en place le protocole suivant avant tout débarquement de chaque avion en provenance directe d'une zone affectée :

- vérification de la diffusion par la compagnie aérienne du message d'information aux voyageurs,

- recueil des coordonnées (adresse et téléphone) de chacun des passagers (y compris le personnel de l'équipage) au moyen d'une fiche d'identification,

- recueil auprès de la compagnie aérienne de la liste des passagers du vol.

Pour les vols indirects, le message aux voyageurs est affiché dans les terminaux et mis à disposition des passagers.

Comment serais-je prévenu a posteriori, que durant mon voyage de retour dans l'avion, j'étais à côté d'une personne qui depuis est hospitalisée pour suspicion de SRAS ?

Une information collective par un communiqué de presse sera réalisée et indiquera aux passagers du vol concerné la conduite à tenir. Une information individuelle pourra être donnée au moyen des informations recueillies dans la fiche d'identification des passagers.


Quelle(s) est (sont) (les) l'organisation(s) sanitaire(s) retenue(s) en France en ce qui concerne la surveillance et la prise en charge d'éventuels malades sur le territoire ?

La surveillance épidémiologique est assurée par l'Institut de Veille Sanitaire. La prise en charge initiale des personnes suspectes de SRAS est assurée par le SAMU. L'hospitalisation se fait ainsi préférentiellement dans des centres hospitaliers spécialisés. Le suivi épidémiologique des personnes hospitalisées est assuré par l'Institut de Veille Sanitaire. Le suivi des contacts de cas de SRAS est assuré par les médecins du réseau GROG.


Pourquoi n'interdit-on pas les vols en provenance ou en partance de cette zone ?


Une telle décision ne relève que d'une instance internationale (OMS) conformément au règlement sanitaire international.


Où puis-je avoir des informations au quotidien sur l'évolution de cette maladie (téléphone , Internet).

La Direction générale de la santé réalise régulièrement des communiqués de presse. Ceux-ci sont régulièrement mis en ligne sur le site Internet du ministère de la santé.

L'institut de veille sanitaire met à jour régulièrement sur son site Internet la situation épidémiologique internationale.

Un numéro vert est mis à disposition des personnes désirant obtenir des informations médicales avant de se rendre ou au retour d'une des zones affectées :

0800-150-160 Des informations mises régulièrement à jour sont disponible sur les différents sites Internet suivants :


Ministère de la santé : http://www.sante.gouv.fr

Institut de Veille Sanitaire : http://www.invs.sante.fr

Organisation Mondiale de la Santé : http://www.who.int

Centers for Disease Control : http://www.cdc.gov

Santé Canada : http://www.hc-sc.gc.ca


Source : Direction générale de la Santé, 8, Av de Ségur, 75007 Paris 5ème sous-direction. Bureau des alertes et problèmes émergents et Cellule communication Rédaction : 2e avril 2003


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