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Envoyé: jeudi 10 avril 2003 17:13
À: raymond.p@club-internet.fr
Objet: Newsletter UNAC n°22 du 10/04/2003

Newsletter UNAC n° 22 du jeudi 10 avril 2003


Cette newsletter vous est réservée en tant qu'adhérents à la section PNC Air France de l'UNAC. Bien entendu, vous pouvez l'adresser à des collègues si vous le jugez utile.
Le thème abordé dans cette newsletter, nous amène à vous suggérer de la diffuser très largement à vos collègues en France ou en escales, par internet ou tirage papier.
Notre site internet est en permanence mis à jour avec les dernières informations de la DGS.

Sommaire :

- Courrier du 9/04/03 au Directeur Général Adjoint

- Réunion syndicats / Direction de ce jour

- COMMUNIQUE DE PRESSE de la DGS (SRAS) Situation au 9/04/03

- A tous CC LC sur vols DAMAS AMMAN


Courrier du 9/04/03 au Directeur Général Adjoint

Roissy, le 9 avril 2003

Monsieur le Directeur Général Adjoint,

En date du 1er avril 2003, nous vous avions interpellé sur les mesures à prendre à l’égard de la population PNC face à l’épidémie de pneumonie atypique.
A ce jour, les informations données par l’entreprise ne sont pas à même d’informer complètement et de rassurer les PNC.
Le choix, fait par Air France, de ne pas informer individuellement chaque PNC sur la conduite à tenir tant à bord qu’en escale ou à son retour à Paris ne nous satisfait pas.
Les relais d’information choisis sont, comme tous relais, générateurs d’une dégradation de l’information.
Si nous pouvons comprendre les difficultés matérielles et délais à mettre en place les éléments nécessaires à la protection des PNC à bord ou en escales, a contrario ce défaut d’information du PNC est inacceptable.

En date du 1er avril 2003, nous vous écrivions que « Si la situation devait s’aggraver dans les jours à venir, il va de soi que des mesures plus radicales devraient être prises rapidement ».
Sur ce point précis, nous vous avouons ne pas du tout comprendre l’actuelle poursuite de la desserte d’escales que déconseille fortement la Direction Générale de la Santé dans son communiqué du 8 avril 2003.

En conséquence, nous vous demandons de suspendre temporairement la desserte d’escales « fortement déconseillées » par la Direction Générale de la Santé.

 


Réunion syndicats / Direction de ce jour :

Monsieur PICHOT, Directeur adjoint de la politique sociale AF tenait cette réunion en lieu et place du Président SPINETTA, lui-même appelé à un RDV avec la presse.

Arrêt de l'exploitation du Concorde au 31 mai 2003 en concertation avec BA pour les raisons suivantes : frais de maintenance, difficultés à se fournir en pièces de rechange sans engager un nouveau processus de fabrication et les mauvais coefficients de remplissage.

Point sur les mesures d'adaptation à la crise qui ne méritent, à ce jour, aucune correction puisque les mesures antérieures déjà adoptées sont suffisantes.

Point sur l'épidémie de pneumonie atypique :

Aux multiples questions des différents représentants syndicaux sur les garanties données aux personnels quant aux risques de contagion, nous pouvons dire que la réponse du jour qui coupe court au débat est la suivante : "La médecine n'est pas une science exacte" doublée de "Seuls les porteurs de symptômes sont contagieux".

Bref, rien de très rassurant, ce qui ne nous a pas empêché d'intervenir sur plusieurs points qui nous semblent essentiels.

- Tout d'abord, comme évoqué dans notre courrier (ci-dessus),les remarques de la DGS sur les escales fortement déconseillées seront-elles suivies d'un arrêt des dessertes ?
Outre le flou "relatif" de la formulation "fortement déconseillé", la réponse semble être que seule l'OMS peut emettre une interdiction de desserte au travers des Réglements sanitaires internationaux.
Sans aucun doute, si la Compagnie souhaitait stopper une desserte à cause d'une inquiètude pour ses salariés, elle serait en droit de le faire. Ce n'est donc, à ce jour, pas le cas.
Quant à votre réflexion individuelle sur l'opportunité d'assurer des vols à risque, le "fortement déconseillé" nous semble limpide.

- Seconde remarque sur la pauvre qualité de l'information voire désinformation transmise lors des briefings par des cadres PNC ou des médecins.
Parmi les superbes perles sur le sujet, nous avons cité pour une meilleure compréhension par Monsieur PICHOT : "Il faut éviter de consommer du boeuf venant de Chine" ou encore "Une des hôtesses hospitalisée, l'est pour des problèmes féminins".

Outre les sottises débitées par les canaux d'information choisis de la Direction, la fugacité des briefings ne permet pas de rassurer et d'informer correctement le PNC.
Ces différentes remarques issues de vos courriers ou de nos expériences récentes ont semble-t-il fait comprendre à la Direction la nécessité d'une information individuelle à domicile,à tous PN. Cette dernière en cours de rédaction devrait vous être livrée sous peu.
Quant à son contenu, nous avons rappelé qu'il se devait d'intégrer des consignes précises tant en escale qu'à bord ou encore au retour à la base, sur les conduites à tenir en présence de SARS, annonces, etc...

- Troisième remarque sur le préjudice subi par les PN soupçonnés de SARS à leur retour et ce que cela implique. Notre demande de prise en charge en Accident de Travail ou à défaut de compensation par la Compagnie, a semble-t-il été enregistrée.

- Pour en finir, des remarques diverses d'ordre matériel sur ce qui devait être fait et qui ne l'est pas encore (gants,masques,poubelles sur tout le réseau LC MC CC. Préservation de places disponibles o/b pour isolement de pax soupçonnés de SARS, etc...)

Un commentaire sur la situation psychologique délicate que vivent les PN soupçonnés de SARS. Refus de contact par leurs proches,leurs voisins, les nourrices des enfants mais aussi difficultés à maintenir leurs enfants à l'école.

Et enfin une dernière question à notre permanence :

"Je viens de faire, il y a cinq jours, un Hong-Kong et je pars à Conakry demain. Si je développe le SARS à Conakry, où serais-je soigné ?"

Notre réponse :

" Sans aucun doute à " l'excellent CHU" de Conakry. Aucune de garantie de rapatriement ne nous a été fournie puisque la direction de la santé locale sera souveraine dans ses décisions tout comme dans d'autres escales."


COMMUNIQUE DE PRESSE de la DGS (SRAS) Situation au 9/04/03

Direction générale de la Santé

Paris, le 9 avril 2003



COMMUNIQUE DE PRESSE
Syndromes Respiratoires Aigus Sévères (SRAS)
Situation au 9 avril 2003

Situation en France
Depuis le début de l’alerte, en France, 275 personnes qui ont présenté des signes cliniques pouvant évoquer un SRAS au retour d’un voyage d’une zone affectée (Hanoi, Chine, Taiwan, HongKong, Singapour) ont été signalées à l’Institut de veille sanitaire (InVS)1. Parmi celles-ci, 256 cas ont été écartés, et 15 patients font l’objet d’un suivi. On comptabilise, selon la définition de l’OMS, quatre cas probables. Tous les cas probables avaient voyagé, du 22 au 23 mars dernier, dans le même avion en provenance d’Hanoi. Un de ces cas probables, d’évolution favorable, a atteint les critères de convalescence définis par l’OMS et a pu
regagner son domicile le 5 avril. A ce jour, en France, il n’existe aucun cas de contagion survenue sur le territoire national.

Situation internationale
Au 8 avril 2003, 2 671 cas de SRAS répartis dans 19 pays ont été notifiés à l’OMS, dont 103 décès2. La date initiale choisie par l’OMS pour ces notifications est celle du 1er Novembre 2002 afin de prendre en compte les cas de pneumopathies atypiques survenus en Chine
avant l’identification du SRAS. Accueil et prise en charge des personnes en provenance des zones affectées
La DGS rappelle qu’en l’état actuel des connaissances, on considère que seules les personnes symptomatiques sont susceptibles de transmettre la maladie, par l’intermédiaire d’un contact rapproché. Toutes les personnes en provenance des zones affectées font l’objet
d’un interrogatoire avant leur départ ; elles reçoivent une information durant le vol. Toute personne présentant des symptômes pendant le vol fera immédiatement l’objet d’une prise en charge spécifique par l’équipage puis, à l’arrivée, par le SAMU.
Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de limiter l’accès au territoire français pour les personnes asymptomatiques en provenance des zones affectées, qu’il s’agisse de personnes en délégation, en stage dans une entreprise, de personnes participant à des manifestations par exemple sportives, culturelles, industrielles, ou à des visites touristiques. Il n’y a pas lieu de préconiser des mesures de précaution particulières pour les personnels accueillant des touristes en grand nombre. De même, l’arrêt de travail, la prescription systématique d’examens biologiques, et la mise en place de mesures d’isolement ne sont pas nécessaires
pour les personnes asymptomatiques de retour d’une zone affectée.

1 Situation épidémiologique sur le territoire français sur le site de l’InVS : www.invs.sante.fr
2 Situation épidémiologique mondiale sur le site de l’OMS : www.who.int/csr/sars/en/

Veille Sanitaire
En revanche, la DGS rappelle aux personnes en provenance des zones affectées lanécessité, durant les 10 jours suivant l’arrivée en France, d’une vigilance particulière sur leur état de santé à la recherche de signes évocateurs de SRAS (fièvre d’apparition brutale associée à des troubles respiratoires de type toux et/ou essoufflement). Il leur est précisé qu’en cas de survenue de tels signes, elles doivent appeler le centre 15 (SAMU) qui, le cas échéant, les achemine vers des centres de référence.
La surveillance aux aéroports est maintenue. Un dispositif spécifique concernant les zones d’attente pour personnes en instance (zapi) a été mis en place et dans ce cadre, les personnes en provenance des zones affectées font l’objet d’un examen médical systématique.
De même, dans les centres de rétention administrative, un examen médical est pratiqué pour les personnes en France depuis moins de 10 jours.
Français à l’étranger
Les Français à l’étranger ne font actuellement l’objet d’aucune mesure de rapatriement particulière. Il leur est conseillé d’être attentifs à l’évolution de l’épidémie et de respecter les mesures sanitaires préconisées localement.
Informations aux voyageurs
La DGS a réévalué, avec l’Institut de Veille Sanitaire, la situation épidémique au plan international, et les recommandations vis à vis des voyageurs, en tenant compte de la position de l’OMS. Les recommandations sont désormais subdivisées en deux catégories :

A) Les zones pour lesquelles les voyages sont fortement déconseillés : il s’agit de HongKong et de la province de Guangdong en Chine.

B) Les zones où il est conseillé de différer les voyages dans la mesure du possible, ou vis à vis desquels la prudence doit être appliquée : il s’agit des zones identifiées par l’OMS comme affectées (Pékin, Shanxi, Taiwan, Hanoi, Singapour, Toronto). Pour ces zones, la Direction
générale de la Santé recommande de suivre les précautions locales avec attention et rappelle que des contrôles sont effectués sur place dans les aéroports avant le retour. Certaines de ces zones ne disposent pas des infrastructures médicales comparables à celles disponibles sur notre territoire.


Le Numéro vert mis en place par le Ministère (0 800 150 160) a été une nouvelle fois renforcé.
Depuis son ouverture, plus de 50 000 appels ont été reçus, près 70 % des appels reçus entre 8 h 00 et 22 h 00 sont actuellement traités.
Informations aux personnels navigants d’Air France
La compagnie Air France a mis en place un numéro vert spécifiquement destiné à informer son personnel.
Manipulation des marchandises en provenance des zones affectées (et non de l’ensemble de l’Asie)
En l’état actuel des connaissances, l’agent soupçonné d’être responsable du SRAS (coronavirus) est fragile. Sa persistance dans l’environnement ne serait que de quelques heures. Le risque de transmission de l’infection lors de la manipulation de produits en provenance de zones affectées n’est donc pas retenu compte tenu de la durée de leur acheminement. Les précautions d’hygiène prises régulièrement dans l’entreprise doivent être respectées.

La Direction générale de la Santé rappelle qu’elle a mis en ligne sur le site Internet du Ministère www.sante.gouv.fr les réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet de l’épidémie actuelle et, en particulier, sur les mesures de précaution pour les transports aériens et les voyages.

 

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A tous CC LC sur vols DAMAS AMMAN :

Si vous avez effectué un vol sur Damas ou Amman en petit porteur, vous devez, en tant que CC LC, au terme de l'Accord PNC page 36, toucher 1/75eme de la prime Chef de cabine petit porteur par heure de vol.
Nous vous conseillons de vérifier votre feuille de paye sur ce sujet puisqu'à ce jour la gestion ne semblait toujours pas l'avoir intégrée.


Si vous rencontrez des problèmes de lecture de cette Newsletter, envoyez nous un email explicatif. Merci
Contacts :
Permanence de Roissy CDG : 01 48 64 49 29
Pas de numérotation raccourcie interne du type 4 49 29

Fax : 01 48 64 49 33
Adresse : UNAC PNC AF, 3 Place de Londres - BP 10797 - 95727 - ROISSY CDG CEDEX
Localisation : Même Batiment que celui du CEMPN Air France, Uranus, deuxième étage.
Permanence d'Orly : 01 41 75 65 90
Portable : 06 07 25 22 56

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sur lequel vous trouverez nos informations complètes
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