Newsletter UNAC du jeudi 3 avril 2003
Sommaire :
SARS
SARS :
Avis du groupe de travail réunissant des membres du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France et des experts relatif aux mesures de prévention et d’hygiène en cas de suspicion de Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) au cours des vols aériens6) qu’un message est diffusé, à l’embarquement, à l’ensemble des passagers
des vols directs en provenance d’une zone affectée les informant de la conduite
à tenir en cas d’apparition de symptômes au cours du vol ou dans les 10 jours
suivant leur retour ;
7) que selon les recommandations de l’OMS, toute
personne présentant des signes de SRAS1 ne doit pas embarquer dans un avion
commercial ;
émet les recommandations suivantes :
A) Suspicion de SRAS au cours du vol
Au cours du vol
- Si,
pendant un vol en provenance d’une zone affectée (cf site OMS à consulter
régulièrement : www.who.int), un passager semble présenter une fièvre ET des
signes respiratoires évocateurs de SRAS1, il convient de prendre les mesures
suivantes :
1 1. Cas possible (en l'absence d'examen radiologique et biologique)
Toute
personne présentant l’ensemble des signes suivants :
- poussée fébrile
(>38°C) et toux
- un ou plusieurs signes d'atteinte respiratoire basse
(dyspnée, gêne respiratoire…)
ET un ou plusieurs des éléments suivants :
-
voyage en Chine (province de Guangdong, capitale Canton, province de Shanxi,
Pékin, Hong Kong SAR), Hanoi ou Singapour (voir réactualisation régulière), dans
les 10 jours précédant le début des signes
- notion de contact avec un cas
probable : personne ayant soigné ou ayant vécu avec, ou ayant eu un contact face
à face, ou ayant été en contact avec des sécrétions respiratoires d’un cas
probable.
2. Cas probable
Tout cas possible présentant des signes de pneumopathie
interstitielle à la radiographie pulmonaire ainsi qu'une leucopénie
- Faire
mettre un masque au passager signalé (cas possible) (masque de soins dit «
chirurgical » comportant un film imperméable). Ce masque devra être changé
toutes les 3 heures ou autant que de besoin.
- Pour le personnel de bord
s’occupant de ce passager, en cas de contacts rapprochés2, mettre un masque de
protection respiratoire de norme FFP2 et une paire de gants en vinyle non
stériles jetables.
- Pour ce personnel, utiliser une solution hydroalcoolique
(en flacon individuel) pour réaliser une friction désinfectante des mains avant
et après tout contact avec ce passager (en respectant rigoureusement le mode
d’emploi fourni en annexe).
Cette désinfection ne peut être réalisée que sur
des mains visiblement propres, exemptes de souillures ou de talc
. Elle ne dispense pas d’un lavage régulier des mains avec de l’eau et du
savon.
- Faire déplacer, si possible, les passagers occupant les sièges
situés immédiatement à côté du passager signalé, ainsi que les sièges situés
devant et derrière.
- Réserver, si possible, une cabine de toilettes pour
l’utilisation exclusive de ce passager ou, à défaut, procéder à une désinfection
systématique après chaque utilisation des toilettes par le passager signalé, en
incluant la désinfection des robinets et poignées (serviettes papier imprégnées
de désinfectant).
- Recueillir les déchets (masques, mouchoirs, tout ce qui a
pu être en contact avec les sécrétions) dans un sac plastique hermétiquement
fermé.
- Pour les autres objets ayant été en contact avec ce passager,
prévoir une filière spécifique de collecte dans un autre sac plastique.
- Il
est recommandé aux passagers ayant un contact rapproché2 avec le passager
signalé de porter un masque FFP2.
- Hors situation de contact rapproché2, la
nécessité de l’utilisation systématique de masque n’est pas établie.
Parallèlement :
- Prévenir le commandant de bord de la présence du
passager signalé afin d’informer les services médicaux de l’aéroport d’arrivée,
lesquels prendront les mesures nécessaires pour la prise en charge médicale à
l’arrivée.
A l’arrivée de l’avion à l’aéroport :
- Eviter de faire monter
à bord toute personne en dehors de l’équipe médicale au cours de l’évacuation du
passager signalé. Celui-ci sera débarqué en dernier.
- Il n’ y a pas lieu de
prendre des précautions particulières pour la manipulation des bagages en soute.
Il est rappelé à cette occasion que la manipulation des bagages doit se faire,
dans les conditions habituelles, avec des gants.
- Si un membre du personnel
de l’aéroport est amené à être en contact rapproché2 avec le passager signalé,
le port d’un masque FFP2 est recommandé. Hors situation de contact rapproché2,
la nécessité de leur utilisation systématique n’est pas établie.
En ce qui concerne le nettoyage de l’avion :
- Pour le personnel de
nettoyage : port de gants, pour éviter le contact direct avec les déchets du
passager.
2 définis par l’OMS par : « soins ou vie commune ou contact direct
avec les sécrétions respiratoires ou avec les liquides corporels » (OMS, 28 mars
2003)
- Nettoyer puis désinfecter avec un produit détergent-désinfectant (2
applications successives) la tablette, les accoudoirs du siège du passager
signalé, ainsi que toute surface ou objet potentiellement souillé par des
sécrétions respiratoires y compris le sol autour du siège. Nettoyer puis
désinfecter l’ensemble des surfaces des toilettes, notamment les robinets et les
poignées.
- Ne pas passer l’aspirateur ni créer toute mise en suspension de
particules avant le nettoyage-désinfection.
Recommandations pour le personnel de l’aéroport
Pour le personnel de
l’aéroport n’ayant pas de contact rapproché2 avec les passagers, aucune mesure
particulière n’est recommandée, à part les mesures générales d’hygiène, et en
particulier le lavage fréquent des mains.
B) Absence de suspicion de SRAS au cours du vol
En dehors des
mesures générales d’information des passagers en provenance des zones affectées
par le SRAS sur les signes de la maladie (cf. site OMS à consulter régulièrement
: www.who.int ), il n’y a pas lieu de prendre de mesures particulières.
Cet
avis ne peut être diffusé que dans son intégralité sans suppression ni ajout.
Source Direction Générale de la Santé. 8, avenue de Ségur 75007 Paris. DGS /
Bureau SD5C Bureau des maladies infectieuses et de la politique vaccinale
Rédaction : 03/04/03