2004
- 2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010
Depuis le 1er janvier la lettre de l'administrateur est aussi archivée avec
les Newsletters UNAC sur le site de l'UNAC PNC AF
2006
Edito
Ce n’est plus un scoop : les résultats de l’exercice 2005-2006 ont été les meilleurs de toute l’histoire du groupe Air France, comme ceux du très jeune groupe AF KL.
Les salariés du groupe AF recevront en septembre, une prime d’intéressement proportionnelle, qui devrait osciller en moyenne autour de 700 € pour les PNC.
Réjouissons nous de cette performance collective, qui ne doit rien à
l’improvisation mais à des choix judicieux et à la persévérance de
chacun.
Le président Spinetta s’est lancé ces derniers jours dans des combats décisifs.
Le premier concerne l’émergence d’une vague de protectionnisme américain qui viserait à retarder ou même bloquer l’ouverture totale du ciel Europe USA.
Le second, quant à lui, marque l’entrée en guerre ouverte contre les low-cost,
par justice interposée, et particulièrement le plus
puissant d’entre eux : Ryanair, qui ouvre une base à
Marseille.
Si
AF KL réalise un chiffre d’affaires de 21,4 Md€, et un bénéfice net de
913 M€ en transportant 70 millions de Pax, Ryanair dégage un bénéfice
de 307 M€ pour un chiffre d’affaires de 1,7 Md€ en transportant moitié
moins de passagers. Au final, une profitabilité quatre fois supérieure pour la compagnie irlandaise ; qui pourrait lui permettre éventuellement d’affilier ses nouveaux PN à la CRPN, comme le groupe AF le fait pour 20 000 de ses navigants (hormis Cityjet)…
British
Airways, quant à elle, lourdement endettée par ses engagements de
retraite (autour de 2 Md€), n’a néanmoins pas hésité à promettre un gros chèque à la caisse du régime de retraite en échange… du maintien en vol de ses PN jusqu’à 65 ans !
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Air France toujours compagnie de l’année ? Oui, mais pas selon la dernière étude GAP…
Rappelez-vous
: … Roissy, 28 septembre 2005 : « Air France a été réélue “Compagne
aérienne de l’année” par l’ensemble de la Profession des agents de
voyages. » … « Ce trophée souligne aussi l’engagement et le
professionnalisme des 70 000 collaborateurs d’Air France, au service de
nos clients communs.
C’est
avec fierté que nous recevons ce trophée pour la troisième fois », a
déclaré Christian Boireau, DG du Commercial France d’Air France…
Edito
J’ai
assisté ces derniers jours à une « Journée d’information CCP » dont un
des objectifs reprenait le compte-rendu d’une étude GAP acquise par les
services Marketing AF sur la « Convivialité et la disponibilité des PNC
à bord ».
Quelle
ne fut pas notre surprise de découvrir, que malgré tous nos efforts, et
contrairement à ce qu’on nous avait dit en interne, nous étions loin
d’occuper la première place…alors qui croire ?
Les
PNC d’AF manqueraient de convivialité, de disponibilité et de
prévenance… en clair, ils gèreraient mal leurs échanges relationnels.
Oui, le métier de PNC est complexe : physiquement et psychologiquement. Mais commentconserver
le sourire, être chaleureux et attentionné,
malgré… des
moyens techniques pas toujours au point, des cadences
élevées, des
services trop longs, avec stress et fatigue qui
s’accumulent… !La plupart d’entre-nous y arrivent
néanmoins.
A
ce propos, il faut lire l’enquête publiée dans le Figaro magazine (15
avril)*qui parle enfin du stress comme d’une maladie professionnelle :
« …les personnes qui travaillent dans les transports enregistrent des
niveaux de - stress dangereux - très élevés (23 %)… comme ceux du
secteur des services en général. »
Par
dogmatisme, le Marketing nous impose des prestations, qui en renforçant
la pénibilité du service à bord sont réalisés au détriment du
relationnel.
Peut-on
améliorer cette situation ? Oui, sans aucun doute : en tenant compte de
la réalité quotidienne, des problèmes du PNC d’aujourd’hui, et en
adoptant une attitude pro-active qui nous épargne critiques et verbatim
éculés.
L’amélioration
devra se faire au travers de la valorisation de l’individu, sa
formation, la compréhension de son métier et la prise en compte de ses
difficultés. Un métier de service exige une totale confiance en soi
pour la transmettre aux autres. Il me semble que ce ne sont pas « les
études de genre » qui aideront Air France à continuer « à faire du ciel
le plus bel endroit de la terre… même en 2 C ». Ni pour ses passagers,
ni pour ses personnels.
* Source étude TNS-Sofres 02/06 + Le Stress au travail, Odile Jacob.
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Edito
C’est
la première fois que le Conseil d’Administration
d’AF consacre une séance entière à la
stratégie du groupe AF KL. Cette prévision commune aux
deux compagnies pour les trois prochaines années, a
été établie à partir d’un volumineux
« plan de vol » fourmillant de chiffres et données
économiques à caractère confidentiel. C’est
donc à un exercice délicat, et nécessaire auquel
je me soumets. Délicat, car mon propos n’est pas de
communiquer ce que la direction s’attache fort
légitimement à garder encore secret.
Mais
à mon avis nécessaire, à une entreprise de
services performante, afin d’associer ses personnels à la
compréhension de son activité et l’analyse de son
destin. Les PNC établissent déjà le contact le
plus long avec la clientèle, et demain révolution
technologique oblige, seront les seuls interlocuteurs « humains
» d’une majorité des passagers.
Indépendamment des qualités spécifiques que
requiert l’exercice de notre métier, notre rôle
« d’ambassadeur de l’entreprise » va s’en
trouver renforcé. L’adhésion aux futurs
défis du groupe, nécessite d’en comprendre les
enjeux rapidement, en toute transparence, face à la
complexité des dossiers.
Cette
dynamique me semble incontournable au vu de l’exigence
stratégique du groupe, qui s’est concrétisée
par une progression régulière de nos résultats.
Il
en va de notre bien-être collectif, car comme disait Pierre Dac
« Mieux vaut s’attendre au prévisible, que
d’être surpris par l’inattendu ».
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2005
Edito
C’est
la bonne nouvelle de cette fin d’année 2005, l’annonce de nos très bons
résultats trimestriels. Malgré la hausse impressionnante du carburant
qui n’a pas ralenti notre rentabilité, les indicateurs économiques sont
au vert et font apparaître des niveaux de croissance historiques. Autre
sujet de satisfaction avec notre réseau européen, qui est de nouveau
bénéficiaire, grâce aux efforts fournis par le PNC.
Il est
étonnant de constater que bien que la conjoncture soit également
favorable pour BA, KL et LH ; AF en profite davantage que ses
consoeurs. AF est devenue aujourd’hui une entreprise mondialisée avec
55 % de son C.A. réalisé à l’étranger, à l’image des profits des
entreprises du CAC 40 issus principalement de l’international. La
situation économique planétaire florissante génère une clientèle
d’affaires importante, qui représente un vivier pour la compagnie, et
pour laquelle nous sommes devenus incontournables. Nous avons atteint
un équilibre, entre émulation et stimulation autorisant cette dynamique
du succès avec notre partenaire KLM. Pour preuve, l’action reprend de
la hauteur… Même si nous ne sommes pas individuellement concernés et
attentifs à son cours capricieux, la valorisation de la capitalisation
de notre groupe reste indissociable de la diversité et de la richesse
du capital social que ses personnels animent au quotidien.
Tous
ces résultats sont bien mérités, et les personnels AF seront
récompensés de leurs efforts en recevant en septembre une des
meilleures primes d’intéressement (autour de 500 €). Alors, ne boudons
pas notre plaisir et profitons de ces succès…
Pour 2006, je vous
adresse mes vœux les plus chaleureux ainsi qu’à vos familles, avec une
pensée reconnaissante toute particulière pour ceux qui contribueront «
à faire du ciel le plus bel endroit de la terre » particulièrement à
Noël et au jour de l’An…
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Edito
Une
taxe internationale va être instituée en début
d’année pour financer l’aide au développement des pays pauvres.
Y a-t-il cause plus noble que celle que défend notre Président de la
République depuis
3 ans, et qui a été proposée à l’ONU
en septembre : le premier prélèvement mondial de solidarité afin de
mobiliser des ressources importantes sur la durée qui permette de
financer la lutte (traitements et recherche) contre le Sida, la
Tuberculose, et le Paludisme.
Si le mécanisme est facile à mettre en oeuvre (quoi de plus captif
qu’un passager et politiquement docile qu’une compagnie aérienne
d’envergure…) on peut légitimement s’inquiéter des répercussions
qu’entraînerait une trop lourde taxation dans une industrie fragilisée
par la hausse ininterrompue du pétrole (autour de 8 M$ de pertes
prévues cette année) et qui n’a jamais su dégager de marges
importantes.
On sera déçu que certaines industries robustes, ou marchés financiers
outrageusement bien portants, mais au lobbying efficace (le 1/4 du prix
du baril serait imputable à la spéculation de fonds d’investissement
selon le ministre de l’Economie allemand) ne soient au nombre des
contributeurs.
De plus, indépendamment du moment choisi, l’imprécision voire la
confusion des modalités d’application de cette taxe est préoccupante.
Souhaitons néanmoins que le bon
sens l’emporte, et que ce prélèvement soit
d’un niveau « acceptable » économiquement pour tous les contributeurs.
En l’absence d’un caractère obligatoire, les pays indécis voire
réfractaires seront d’autant plus dissuadés de rejoindre le camp,
actuellement très restreint, des pays donateurs.
Ce défi devrait enfin permettre d’envisager le développement des pays
pauvres. Une reconnaissance à attribuer au transport aérien et aux 6 %
d’êtres humains de la planète qui auront contribué en voyageant, à
entrer dans l’histoire…
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Edito
Un édito est souvent annonciateur d’un sujet qui est
abordé dans les colonnes ou évocateur
d’actualité.
Vous ne serez pas étonnés qu’après avoir
porté successivement ma
réflexion sur les attentes des actionnaires lors des AG, puis
sur les
polémiques nées de l’augmentation salariale de
notre Président,
j’évoque l’accident de Toronto.
Dans cette succession de tragédies aériennes en
l’espace de quelques
jours, nous avons eu à Air France la chance et la fierté
que tous les
passagers et l’équipage soient sains et saufs.
Il faut les remercier pour leur professionnalisme et leur
solidarité
exemplaires, qu’une médiatisation mondiale a reconnu et
encensé. Ils
ont simplement réussi ce qu’aucune campagne de
communication n’aurait
jamais réalisé : justifier l’exigence de notre
profession de PNC aux 2
milliards de passagers qui voyageront cette année.
Ils sont devenus les « Ambassadeurs » d’une
évolution inévitable des mentalités.
J’associerai à ces remerciements les formateurs du BEPN,
comme l’a fait
le CCP du vol (contribution PNAF et newsletter UNAC du 10/08) qui,
stage après stage, nous préparent à «
l’improbable ».
J’ai aujourd’hui deux souhaits. Le premier, que
l’entreprise,
l’avionneur et les administrations concernées tirent les
conclusions
légitimes de cet accident et que, rapidement, les enseignements
soient
concrètement établis par d’éventuelles
remises en cause de matériels ou
de procédures. Le second, que vous rencontriez un jour prochain,
un de
« ces héros des temps modernes », de
l’étudiante au CDB.
Vous serez émus et admiratifs, comme je l’ai
été, par leur modestie et leur dignité.
Romain Rolland a écrit : «
Un héros, c’est celui qui fait ce qu’il peut. Les
autres ne le font pas. »
La
suite de la lettre au format PDF
Lettre de l'administrateur PNC n°6 de juillet 2005
Difficile
de vous inciter à
lire cette lettre qui cumule de nombreux aspects techniques
rébarbatifs. Elle regroupe les comptes-rendus de deux
comités d'audit.
Cette
synthèse, au-delà de la complexité de la
matière, devrait vous permettre de déceler une logique de
cohérence qui semble souvent malmenée dans le quotidien
vécu par les salariés.
Cette
recherche d'optimisation à outrance dans la conduite des
entreprises a toujours existé. Les récents scandales
financiers qui ont secoué les États-Unis et l'Europe
(Enron, Worldcom, Parmalat…) ont clairement mis en cause
l'opacité de l'information financière de certains
groupes, permettant de tromper à la fois les investisseurs, les
actionnaires et les salariés. Afin de remédier à
cette perte de confiance générale, les autorités
de régulation américaines et européennes ont
légiféré (Sarbanes-Oxley Act, Loi de
sécurité financière, IFRS…).
Dorénavant cette situation débouche sur des obligations
d'efficacité des contrôles internes, de transparence de
l'information financière, et d'évaluation des
procédures par les commissaires aux comptes et les dirigeants.
En cas d'infraction, ces derniers ne sont plus à l'abri de
lourdes sanctions financières et pénales.
Il
me semble donc important d'avoir un aperçu, fut-il modeste,
des mécanismes de fiabilité destinés à
fournir une « assurance raisonnable quant à la
réalisation des objectifs de l'entreprise »*. Dans notre
secteur particulièrement sensible et vulnérable, ces
éléments
d'information
fiables sont
indispensables aux salariés, aux actionnaires et à
fortiori aux salariés actionnaires.
Dans
ce domaine,
l'actualité fait réfléchir… avec les
enquêtes dont fait l’objet notre ministre des Finances, et
qui concernent son statut d'Administrateur et de Président du
Comité d'Audit de Rhodia… Et moi qui croyait que seul mon
métier de PNC était dangereux !
*
définition du
contrôle interne.
La
suite de la lettre au format PDF
Edito
Dommage
pour vous que je ne sois pas administrateur de la Holding AF-KL
pour rebondir, avec certes moins de
talent que les services de communication d’AF, sur les bons
résultats de ce rapprochement.
Tous les médias ont commenté ces bénéfices
honorables ; qui sont ceux
de la Holding AF-KL, les filiales AF et KL n’étant plus
cotées, en sont
dorénavant dispensées.
Vous
serez donc, à juste titre, déroutés
par la lecture des analyses du Président Spinetta sur les
comptes 2004 du groupe AF. Jugez donc sur pièces :
Groupe
AF seul
: 13,2 M€ de CA résultat de 95 m€ en recul de –
24 %
Holding
AFKL : 19,1 M€ de CA
résultat de 351 m€ en augmentation de + 20,2 %.
La
marge
bénéficiaire s’élève à 1,5 %
pour KL, soit le double de celle d’AF ; le 1er de la classe BA
caracolant à 3,2%.
KL
fournit donc les bons
résultats
de la Holding, dans une logique financière qui veut qu’une
entreprise
restructurée, et allégée de milliers
d’emplois soit plus performante.
On
prendra à nouveau conscience que nous travaillons dans un
secteur
d’une fragilité déroutante, où la
combinaison de l’ensemble des données
économiques et géopolitiques, atteint de tels niveaux
d’incertitude
permanents, que terminer l’année en dégageant des
bénéfices va devenir
un exploit. Mais ce qui m’inquiète, correspond à
cette forme de
schizophrénie, accentuée depuis la privatisation,
consistant à servir
un discours triomphaliste devant la presse et les analystes financiers,
tant le besoin de rassurer les actionnaires est vital.
Les salariés du groupe AF,
confortés par la communication interne, découvrent
déboussolés, que tout en reprenant les bons
résultats de la Holding on leur demande des efforts qui
paraissent injustifiés.
La
réussite du
projet
collectif de l’Entreprise nécessite Honnêteté
et Transparence. Je suis
certain que collectivement nous saurons trouver nos solutions, en
utilisant pleinement ce potentiel d’opportunités que nous
avons
construit.
Car
comme disait Pierre Dac
: « L’avenir, c’est du passé en
préparation. »
La
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Edito
C’est
un printemps
inhabituel, avec cette saison riche en élections… Il a
débuté par celles de vos délégués du
personnel et du comité d’établissement. Avec le
recul, on peut se féliciter des 60 % de taux de participation,
et « se réjouir » également du fait que
toutes les formations en lice se sont enorgueillies de leurs excellents
scores. Tout est donc bien qui finit bien…
Une
élection
chassant l’autre, la prochaine à vous être
proposée en terme de calendrier sera celle de vos élus
à la caisse de retraite, et cela sans évoquer le
référendum à la constitution européenne.
Ayant été élu, il y a quelques mois sur la liste
de L’Alliance PNC, dorénavant votre « porte-parole
», et donc à ce titre représentant de
l’ensemble de notre collectivité et de sa
variété de courants de pensée, je
n’enfreindrai donc pas mon devoir de réserve en vous
laissant
deviner mes candidats
favoris…
Néanmoins au vu de la spécificité de notre
métier, et de l’importance des enjeux économiques
et humains, il me semble judicieux que vous renouveliez votre confiance
à une liste proposant des délégués aguerris
issus de syndicats défendant depuis longtemps notre corporation.
Donner son avis en permanence risque d’être perçu
comme contraignant, voire démagogique par certains,
néanmoins je suis tenté de penser que tant qu’on
nous sollicite, nous ne devons surtout pas faire
l’économie de ce luxe que beaucoup nous envient. Peu
importe les analyses contradictoires que chacun de nous peut en faire,
en fonction de ses sensibilités syndicales, économiques,
sociologiques et politiques.
VOTEZ
! afin de prouver que
l’acte individuel du vote, peut se transformer en un choix
collectif parfois porteur d’avenir… Mais tout en restant
lucides, car comme le disait insidieusement Georges Bernard Shaw :
« Il y a deux tragédies dans la vie. L’une de voir
ses désirs
insatisfaits et l’autre… de voir ses désirs
satisfaits ».
La
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Edito
Laurence
Brenier-Claude avait 35 ans, elle est décédée
accidentellement dans l’exercice de son métier. Les
multiples
enquêtes sont toujours en cours, et détermineront
précisément les circonstances de ce drame et les
responsabilités de chacun.
C’est
le moment de se
souvenir
également d’Eric Piel, notre collègue tombé
d’une
porte arrière en octobre 1998. Tous deux étaient des
professionnels qui connaissaient bien leur avion et les risques
inhérents à leur métier et son environnement. Ces
accidents mortels nous ont fait reprendre conscience de notre
vulnérabilité individuelle.
Nous
sommes plus de 15 500 PNC
à avoir réalisé au moins une fois ces mêmes
actions, et beaucoup à les faire quotidiennement sans
forcément toujours évaluer leurs improbables
conséquences. Notre métier est dangereux en permanence,
et pas seulement lors des phases critiques identifiées. Nous
avons tendance à l’oublier et à sous-estimer ses
risques.
Laurence
et Eric ont laissé
leur vie dans l’exercice de leur métier au quotidien. Que
ces
drames intolérables aiguisent d’autant plus notre
vigilance,
quand nous reproduirons ces gestes habituels. C’est le juste
devoir de
mémoire que notre collectivité leur doit.
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Edito
Chacun
de vous a reçu les formulaires de la compagnie concernant
l’ESA
et
l’ORS portant sur la cession de 8 % des actions d’AF KLM.
L’ESA et l’ORS sont
respectivement
des applications d’accord
d’entreprise et de textes législatifs qui découlent
de la
cession
récente d’une autre partie du capital de la compagnie, par
l’État.
Elles offrent l’opportunité à l’ensemble des
salariés, comme cela avait
été précédemment le cas, d’encourager
l’achat d’actions AF-KLM.
Participer ou pas à ces offres relève d’une
décision personnelle et
d’une possibilité financière individuelle, qui ne
sont en
rien liées,
bien entendu, à la carrière de chacun dans
l’entreprise.
On peut être
un excellent PNC, être attaché à son entreprise et
à son devenir, et
avoir raisonnablement toutes les bonnes raisons de ne pas vouloir
investir dans le capital de la compagnie. Rappelons avant tout que ces
deux types d’offres ne s’adressent pas à la
même cible
potentielle de
salariés.
L’ESA avait
déjà
été proposée à tous les salariés en
1995, puis une
seconde fois aux seuls PNT en 1999 ; et aujourd’hui à
nouveau
à tous, à
hauteur de 4,9 % du capital. Cette démarche a deux objectifs :
pour la
compagnie, elle permet de diminuer la masse salariale, et pour les
salariés de diminuer l’assiette de calcul des impôts
sur
le revenu.
C’est donc une opération fiscale plus
particulièrement
destinée aux
salariés qui payent beaucoup d’impôts sur le revenu.
Compte-tenu du niveau de salaire
moyen des PNC, cette offre d’ESA ne
correspond pas, a priori, au monde PNC, exception faite de ceux qui
bénéficient de revenus personnels, autres que leurs
salaires. Dans ce
cas de figure, il leur appartient de questionner des experts
financiers, qui sauront leur apporter un conseil adapté à
leur
situation.
L’ORS en revanche concerne
la
majorité d’entre nous, et propose
d’acquérir 3,1 % du capital. Elle permet de moduler son
placement, en
fonction de ses moyens et offre la possibilité
d’échelonner ses
paiements avec une grande souplesse. Fait suffisamment important pour
être souligné, les avantages accordés conjointement
par l’État et
l’Entreprise, sont au global bien supérieurs pour les
petits
investissements et permettent d’obtenir un coût
d’acquisition de
l’action ultra-compétitif.
C’est évidemment le
but
recherché :
favoriser un large actionnariat salarié. Chacun fera j’en
suis
certain,
le meilleur des choix avant le 21 février.
DÉCLARATION
FAITE DEVANT
LES ÉLUS DU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE D’AIR
FRANCE
LE
24 FEVRIER 2005 PAR
L’ADMINISTRATEUR PNC
RESPECT
et DIGNITE
Le
1er février, nous perdions
une collègue après une chute accidentelle
d’un escabeau. Suite à ce tragique
événement, un
conflit a été
déclenché vendredi par le personnel de piste,
consécutivement à la mise
à pied conservatoire avec solde du chauffeur de l’escabeau
mobile.
Depuis, nous sommes témoins d’un battage médiatique
inconsidéré,
alimenté par les déclarations plus ou moins heureuses de
représentants
de la Direction et d’Organisations Professionnelles,
mélangeant
tous
les sujets pourvu que cela fasse parler, en oubliant que
derrière ce
déchaînement, une
famille reste en
deuil.
Il
n’est pas «
politiquement
correct » pour une organisation
professionnelle de critiquer le mouvement social d’une autre
corporation, ni de minimiser les difficultés que rencontrent nos
collègues en piste pour effectuer correctement leurs
tâches.
Cependant
on ne peut
tolérer que la disparition de notre collègue soit
reléguée à un événement mineur. Les
débats lancés par les uns et les
autres sur les conditions de travail pénibles d’un
personnel
comparées
à celles d’un autre, les écarts de
rémunération, la préservation de
l’emploi, s’ils restent de vrais sujets syndicaux ne
peuvent en aucun
cas servir de justifications à l’oubli
précipité de la disparition de
notre collègue.
Nous
sommes
profondément choqués de l’exploitation de cette
affaire
sur fond de campagne électorale.
Plusieurs
enquêtes sont en
cours et nous ne préjugeons pas de la
culpabilité de notre collègue de la piste, de la
même manière nous ne
préjugeons pas de son innocence. Ces enquêtes doivent
être menées dans
la plus grande transparence et doivent mettre en lumière les
responsabilités de chacun, sans exonérer ni les acteurs
de ce drame, ni
l’entreprise, dont on peut penser que les politiques ambitieuses,
en
termes de ponctualité ou d’économie
d’effectif, ont une
incidence
directe sur l’accomplissement des tâches du personnel.
Nous
avons été
fréquemment interrogés ces 5 derniers jours pour savoir
si nous étions solidaires du mouvement de grève en cours,
notre réponse
est très claire.
Nous
sommes
solidaires de la famille
de Laurence, solidaires de son conjoint, solidaires de ses deux jeunes
enfants, et c’est dans la dignité et le respect que nous
attendons de
comprendre comment et pourquoi un tel accident a pu se produire.
Edito
C’est
le premier Conseil d’Administration d’Air France dans sa
nouvelle
organisation complète en depit du fait qu’il avait
été installé en
septembre dernier. Un pré-calendrier institue une séance
tous les deux
mois, sans compter des séances extraordinaires qui peuvent
s’intercaler.
Ces
séances ont été présidées par le
Président JC. Spinetta. Ce bulletin
est le nouveau rendez-vous avec votre représentant PNC au
Conseil
d’Administration de la société Air France.
Pendant
la durée de mon mandat, et à l’occasion de chaque
Conseil
d’Administration, il sera le lien qui me permettra de vous tenir
informés. Il s’agit d’un résumé
consacré
aux points importants abordés
pendant le Conseil d’Administration. Suivant l’ordre du
jour, les
sujets pourront parfois être un peu denses et techniques (comme
aujourd’hui avec l’examen des comptes semestriels), mais
chaque fois je
tenterai de décrire les motivations et les conséquences
des décisions
prises par le Conseil. Mes principales prises de position en votre nom
y seront décrites, ainsi que la justification de mes
éventuels votes.
Vous
rapporter les décisions prises par la Direction
Générale de
l’entreprise et validées par le Conseil
d’Administration,
être la voix
du PNC et défendre ses intérêts, c’est
l’engagement
que je prends
aujourd’hui.