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2006

Lettre de l'administrateur PNC n°12 de juin 2006

Edito

Ce n’est plus un scoop : les résultats de l’exercice 2005-2006 ont été les meilleurs de toute l’histoire du groupe Air France, comme ceux du très jeune groupe AF KL.

Les salariés du groupe AF recevront en septembre, une prime d’intéressement proportionnelle, qui devrait osciller en moyenne autour de 700 € pour les PNC. Réjouissons nous de cette performance collective, qui ne doit rien à l’improvisation mais à des choix judicieux et à la persévérance de chacun.

Le président Spinetta s’est lancé ces derniers jours dans des combats décisifs.

Le premier concerne l’émergence d’une vague de protectionnisme américain qui viserait à retarder ou même bloquer l’ouverture totale du ciel Europe USA.

Le second, quant à lui, marque l’entrée en guerre ouverte contre les low-cost, par justice interposée, et particulièrement le plus puissant d’entre eux : Ryanair, qui ouvre une base à Marseille.

Si AF KL réalise un chiffre d’affaires de 21,4 Md€, et un bénéfice net de 913 M€ en transportant 70 millions de Pax, Ryanair dégage un bénéfice de 307 M€ pour un chiffre d’affaires de 1,7 Md€ en transportant moitié moins de passagers. Au final, une profitabilité quatre fois supérieure pour la compagnie irlandaise ; qui pourrait lui permettre éventuellement d’affilier ses nouveaux PN à la CRPN, comme le groupe AF le fait pour 20 000 de ses navigants (hormis Cityjet)…

British Airways, quant à elle, lourdement endettée par ses engagements de retraite (autour de 2 Md€), n’a néanmoins pas hésité à promettre un gros chèque à la caisse du régime de retraite en échange… du maintien en vol de ses PN jusqu’à 65 ans !


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Lettre de l'administrateur PNC n°11 d'avril 2006

Air France toujours compagnie de l’année ? Oui, mais pas selon la dernière étude GAP…
Rappelez-vous : … Roissy, 28 septembre 2005 : « Air France a été réélue “Compagne aérienne de l’année” par l’ensemble de la Profession des agents de voyages. » … « Ce trophée souligne aussi l’engagement et le professionnalisme des 70 000 collaborateurs d’Air France, au service de nos clients communs.
C’est avec fierté que nous recevons ce trophée pour la troisième fois », a déclaré Christian Boireau, DG du Commercial France d’Air France…

Edito

J’ai assisté ces derniers jours à une « Journée d’information CCP » dont un des objectifs reprenait le compte-rendu d’une étude GAP acquise par les services Marketing AF sur la « Convivialité et la disponibilité des PNC à bord ».

Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, que malgré tous nos efforts, et contrairement à ce qu’on nous avait dit en interne, nous étions loin d’occuper la première place…alors qui croire ?

Les PNC d’AF manqueraient de convivialité, de disponibilité et de prévenance… en clair, ils gèreraient mal leurs échanges relationnels.

Oui, le métier de PNC est complexe : physiquement et psychologiquement. Mais commentconserver le sourire, être chaleureux et attentionné, malgré… des moyens techniques pas toujours au point, des cadences élevées, des services trop longs, avec stress et fatigue qui s’accumulent… !La plupart d’entre-nous y arrivent néanmoins.

A ce propos, il faut lire l’enquête publiée dans le Figaro magazine (15 avril)*qui parle enfin du stress comme d’une maladie professionnelle : « …les personnes qui travaillent dans les  transports enregistrent des niveaux de - stress dangereux - très élevés (23 %)… comme ceux du secteur des services en général. »

Par dogmatisme, le Marketing nous impose des prestations, qui en renforçant la pénibilité du service à bord sont réalisés au détriment du relationnel.

Peut-on améliorer cette situation ? Oui, sans aucun doute : en tenant compte de la réalité quotidienne, des problèmes du PNC d’aujourd’hui, et en adoptant une attitude pro-active qui nous épargne critiques et verbatim éculés.

L’amélioration devra se faire au travers de la valorisation de l’individu, sa formation, la compréhension de son métier et la prise en compte de ses difficultés. Un métier de service exige une totale confiance en soi pour la transmettre aux autres. Il me semble que ce ne sont pas « les études de genre » qui aideront Air France à continuer « à faire du ciel le plus bel endroit de la terre… même en 2 C ». Ni pour ses passagers, ni pour ses personnels.


* Source étude TNS-Sofres 02/06 + Le Stress au travail, Odile Jacob.

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Lettre de l'administrateur PNC n°10 de janvier 2006

Edito

C’est la première fois que le Conseil d’Administration d’AF consacre une séance entière à la stratégie du groupe AF KL. Cette prévision commune aux deux compagnies pour les trois prochaines années, a été établie à partir d’un volumineux « plan de vol » fourmillant de chiffres et données économiques à caractère confidentiel. C’est donc à un exercice délicat, et nécessaire auquel je me soumets. Délicat, car mon propos n’est pas de communiquer ce que la direction s’attache fort légitimement à garder encore secret.

Mais à mon avis nécessaire, à une entreprise de services performante, afin d’associer ses personnels à la compréhension de son activité et l’analyse de son destin. Les PNC établissent déjà le contact le plus long avec la clientèle, et demain révolution technologique oblige, seront les seuls interlocuteurs « humains » d’une majorité des passagers. Indépendamment des qualités spécifiques que requiert l’exercice de notre métier, notre rôle « d’ambassadeur de l’entreprise » va s’en trouver renforcé. L’adhésion aux futurs défis du groupe, nécessite d’en comprendre les enjeux rapidement, en toute transparence, face à la complexité des dossiers.
Cette dynamique me semble incontournable au vu de l’exigence stratégique du groupe, qui s’est concrétisée par une progression régulière de nos résultats.
Il en va de notre bien-être collectif, car comme disait Pierre Dac « Mieux vaut s’attendre au prévisible, que d’être surpris par l’inattendu ».

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2005

Lettre de l'administrateur PNC n°9 de décembre 2005

Edito

C’est la bonne nouvelle de cette fin d’année 2005, l’annonce de nos très bons résultats trimestriels. Malgré la hausse impressionnante du carburant qui n’a pas ralenti notre rentabilité, les indicateurs économiques sont au vert et font apparaître des niveaux de croissance historiques. Autre sujet de satisfaction avec notre réseau européen, qui est de nouveau bénéficiaire, grâce aux efforts fournis par le PNC.

Il est étonnant de constater que bien que la conjoncture soit également favorable pour BA, KL et LH ; AF en profite davantage que ses consoeurs. AF est devenue aujourd’hui une entreprise mondialisée avec 55 % de son C.A. réalisé à l’étranger, à l’image des profits des entreprises du CAC 40 issus principalement de l’international. La situation économique planétaire florissante génère une clientèle d’affaires importante, qui représente un vivier pour la compagnie, et pour laquelle nous sommes devenus incontournables. Nous avons atteint un équilibre, entre émulation et stimulation autorisant cette dynamique du succès avec notre partenaire KLM. Pour preuve, l’action reprend de la hauteur… Même si nous ne sommes pas individuellement concernés et attentifs à son cours capricieux, la valorisation de la capitalisation de notre groupe reste indissociable de la diversité et de la richesse du capital social que ses personnels animent au quotidien.

Tous ces résultats sont bien mérités, et les personnels AF seront récompensés de leurs efforts en recevant en septembre une des meilleures primes d’intéressement (autour de 500 €). Alors, ne boudons pas notre plaisir et profitons de ces succès…

Pour 2006, je vous adresse mes vœux les plus chaleureux ainsi qu’à vos familles, avec une pensée reconnaissante toute particulière pour ceux qui contribueront « à faire du ciel le plus bel endroit de la terre » particulièrement à Noël et au jour de l’An…



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Lettre de l'administrateur PNC n°8 d'octobre 2005

Edito

Une taxe internationale va être instituée en début d’année pour financer l’aide au développement des pays pauvres.

Y a-t-il cause plus noble que celle que défend notre Président de la République depuis 3 ans, et qui a été proposée à l’ONU en septembre : le premier prélèvement mondial de solidarité afin de mobiliser des ressources importantes sur la durée qui permette de financer la lutte (traitements et recherche) contre le Sida, la Tuberculose, et le Paludisme.


Si le mécanisme est facile à mettre en oeuvre (quoi de plus captif qu’un passager et politiquement docile qu’une compagnie aérienne d’envergure…) on peut légitimement s’inquiéter des répercussions qu’entraînerait une trop lourde taxation dans une industrie fragilisée par la hausse ininterrompue du pétrole (autour de 8 M$ de pertes prévues cette année) et qui n’a jamais su dégager de marges importantes.

On sera déçu que certaines industries robustes, ou marchés financiers outrageusement bien portants, mais au lobbying efficace (le 1/4 du prix du baril serait imputable à la spéculation de fonds d’investissement selon le ministre de l’Economie allemand) ne soient au nombre des contributeurs.


De plus, indépendamment du moment choisi, l’imprécision voire la confusion des modalités d’application de cette taxe est préoccupante. Souhaitons néanmoins que le bon sens l’emporte, et que ce prélèvement soit d’un niveau « acceptable » économiquement pour tous les contributeurs. En l’absence d’un caractère obligatoire, les pays indécis voire réfractaires seront d’autant plus dissuadés de rejoindre le camp, actuellement très restreint, des pays donateurs.

Ce défi devrait enfin permettre d’envisager le développement des pays pauvres. Une reconnaissance à attribuer au transport aérien et aux 6 % d’êtres humains de la planète qui auront contribué en voyageant, à entrer dans l’histoire…



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Lettre de l'administrateur PNC n°7 de août 2005

Edito

Un édito est souvent annonciateur d’un sujet qui est abordé dans les colonnes ou évocateur d’actualité.

Vous ne serez pas étonnés qu’après avoir porté successivement ma réflexion sur les attentes des actionnaires lors des AG, puis sur les polémiques nées de l’augmentation salariale de notre Président, j’évoque l’accident de Toronto.

Dans cette succession de tragédies aériennes en l’espace de quelques jours, nous avons eu à Air France la chance et la fierté que tous les passagers et l’équipage soient sains et saufs.

Il faut les remercier pour leur professionnalisme et leur solidarité exemplaires, qu’une médiatisation mondiale a reconnu et encensé. Ils ont simplement réussi ce qu’aucune campagne de communication n’aurait jamais réalisé : justifier l’exigence de notre profession de PNC aux 2 milliards de passagers qui voyageront cette année.

Ils sont devenus les « Ambassadeurs » d’une évolution inévitable des mentalités.

J’associerai à ces remerciements les formateurs du BEPN, comme l’a fait le CCP du vol (contribution PNAF et newsletter UNAC du 10/08) qui, stage après stage, nous préparent à « l’improbable ».

J’ai aujourd’hui deux souhaits. Le premier, que l’entreprise, l’avionneur et les administrations concernées tirent les conclusions légitimes de cet accident et que, rapidement, les enseignements soient concrètement établis par d’éventuelles remises en cause de matériels ou de procédures. Le second, que vous rencontriez un jour prochain, un de « ces héros des temps modernes », de l’étudiante au CDB.

Vous serez émus et admiratifs, comme je l’ai été, par leur modestie et leur dignité.

Romain Rolland a écrit : « Un héros, c’est celui qui fait ce qu’il peut. Les autres ne le font pas. »

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Lettre de l'administrateur PNC n°6 de juillet 2005


Difficile de vous inciter à lire cette lettre qui cumule de nombreux aspects techniques rébarbatifs. Elle regroupe les comptes-rendus de deux comités d'audit.


Cette synthèse, au-delà de la complexité de la matière, devrait vous permettre de déceler une logique de cohérence qui semble souvent malmenée dans le quotidien vécu par les salariés.

Cette recherche d'optimisation à outrance dans la conduite des entreprises a toujours existé. Les récents scandales financiers qui ont secoué les États-Unis et l'Europe (Enron, Worldcom, Parmalat…) ont clairement mis en cause l'opacité de l'information financière de certains groupes, permettant de tromper à la fois les investisseurs, les actionnaires et les salariés. Afin de remédier à cette perte de confiance générale, les autorités de régulation américaines et européennes ont légiféré (Sarbanes-Oxley Act, Loi de sécurité financière, IFRS…). Dorénavant cette situation débouche sur des obligations d'efficacité des contrôles internes, de transparence de l'information financière, et d'évaluation des procédures par les commissaires aux comptes et les dirigeants. En cas d'infraction, ces derniers ne sont plus à l'abri de lourdes sanctions financières et pénales.

Il me semble donc important d'avoir un aperçu, fut-il modeste, des mécanismes de fiabilité destinés à fournir une « assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs de l'entreprise »*. Dans notre secteur particulièrement sensible et vulnérable, ces éléments
d'information fiables sont indispensables aux salariés, aux actionnaires et à fortiori aux salariés actionnaires.
Dans ce domaine, l'actualité fait réfléchir… avec les enquêtes dont fait l’objet notre ministre des Finances, et qui concernent son statut d'Administrateur et de Président du Comité d'Audit de Rhodia… Et moi qui croyait que seul mon métier de PNC était dangereux !

* définition du contrôle interne.

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Lettre de l'administrateur PNC n°5 de mai 2005

Edito

Dommage pour vous que je ne sois pas administrateur de la Holding AF-KL pour rebondir, avec certes moins de talent que les services de communication d’AF, sur les bons résultats de ce rapprochement. Tous les médias ont commenté ces bénéfices honorables ; qui sont ceux de la Holding AF-KL, les filiales AF et KL n’étant plus cotées, en sont dorénavant dispensées.

Vous serez donc, à juste titre, déroutés par la lecture des analyses du Président Spinetta sur les comptes 2004 du groupe AF. Jugez donc sur pièces :

Groupe AF seul : 13,2 M€ de CA résultat de 95 m€ en recul de – 24 %
Holding AFKL : 19,1 M€ de CA résultat de 351 m€ en augmentation de + 20,2 %.

La marge bénéficiaire s’élève à 1,5 % pour KL, soit le double de celle d’AF ; le 1er de la classe BA caracolant à 3,2%.
KL fournit donc les bons résultats de la Holding, dans une logique financière qui veut qu’une entreprise restructurée, et allégée de milliers d’emplois soit plus performante.

On prendra à nouveau conscience que nous travaillons dans un secteur d’une fragilité déroutante, où la combinaison de l’ensemble des données économiques et géopolitiques, atteint de tels niveaux d’incertitude permanents, que terminer l’année en dégageant des bénéfices va devenir un exploit. Mais ce qui m’inquiète, correspond à cette forme de schizophrénie, accentuée depuis la privatisation, consistant à servir un discours triomphaliste devant la presse et les analystes financiers, tant le besoin de rassurer les actionnaires est vital.
Les salariés du groupe AF, confortés par la communication interne, découvrent déboussolés, que tout en reprenant les bons résultats de la Holding on leur demande des efforts qui paraissent injustifiés.

La réussite du projet collectif de l’Entreprise nécessite Honnêteté et Transparence. Je suis certain que collectivement nous saurons trouver nos solutions, en utilisant pleinement ce potentiel d’opportunités que nous avons construit.

Car comme disait Pierre Dac : « L’avenir, c’est du passé en préparation. »

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Lettre de l'administrateur PNC n°4 de avril 2005

Edito

C’est un printemps inhabituel, avec cette saison riche en élections… Il a débuté par celles de vos délégués du personnel et du comité d’établissement. Avec le recul, on peut se féliciter des 60 % de taux de participation, et « se réjouir » également du fait que toutes les formations en lice se sont enorgueillies de leurs excellents scores. Tout est donc bien qui finit bien…

Une élection chassant l’autre, la prochaine à vous être proposée en terme de calendrier sera celle de vos élus à la caisse de retraite, et cela sans évoquer le référendum à la constitution européenne. Ayant été élu, il y a quelques mois sur la liste de L’Alliance PNC, dorénavant votre « porte-parole », et donc à ce titre représentant de l’ensemble de notre collectivité et de sa variété de courants de pensée, je n’enfreindrai donc pas mon devoir de réserve en vous
laissant deviner mes candidats favoris… Néanmoins au vu de la spécificité de notre métier, et de l’importance des enjeux économiques et humains, il me semble judicieux que vous renouveliez votre confiance à une liste proposant des délégués aguerris issus de syndicats défendant depuis longtemps notre corporation. Donner son avis en permanence risque d’être perçu comme contraignant, voire démagogique par certains, néanmoins je suis tenté de penser que tant qu’on nous sollicite, nous ne devons surtout pas faire l’économie de ce luxe que beaucoup nous envient. Peu importe les analyses contradictoires que chacun de nous peut en faire, en fonction de ses sensibilités syndicales, économiques, sociologiques et politiques.

VOTEZ ! afin de prouver que l’acte individuel du vote, peut se transformer en un choix collectif parfois porteur d’avenir… Mais tout en restant lucides, car comme le disait insidieusement Georges Bernard Shaw : « Il y a deux tragédies dans la vie. L’une de voir ses désirs insatisfaits et l’autre… de voir ses désirs satisfaits ».

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Lettre de l'administrateur PNC n°3 de mars 2005

Edito

Laurence Brenier-Claude avait 35 ans, elle est décédée accidentellement dans l’exercice de son métier. Les multiples enquêtes sont toujours en cours, et détermineront précisément les circonstances de ce drame et les responsabilités de chacun.
C’est le moment de se souvenir également d’Eric Piel, notre collègue tombé d’une porte arrière en octobre 1998. Tous deux étaient des professionnels qui connaissaient bien leur avion et les risques inhérents à leur métier et son environnement. Ces accidents mortels nous ont fait reprendre conscience de notre vulnérabilité individuelle.
Nous sommes plus de 15 500 PNC à avoir réalisé au moins une fois ces mêmes actions, et beaucoup à les faire quotidiennement sans forcément toujours évaluer leurs improbables conséquences. Notre métier est dangereux en permanence, et pas seulement lors des phases critiques identifiées. Nous avons tendance à l’oublier et à sous-estimer ses risques.
Laurence et Eric ont laissé leur vie dans l’exercice de leur métier au quotidien. Que ces drames intolérables aiguisent d’autant plus notre vigilance, quand nous reproduirons ces gestes habituels. C’est le juste devoir de mémoire que notre collectivité leur doit.

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Lettre de l'administrateur PNC n°2 de février 2005

Edito

Chacun de vous a reçu les formulaires de la compagnie concernant l’ESA et l’ORS portant sur la cession de 8 % des actions d’AF KLM.

L’ESA et l’ORS sont respectivement des applications d’accord d’entreprise et de textes législatifs qui découlent de la cession récente d’une autre partie du capital de la compagnie, par l’État. Elles offrent l’opportunité à l’ensemble des salariés, comme cela avait été précédemment le cas, d’encourager l’achat d’actions AF-KLM. Participer ou pas à ces offres relève d’une décision personnelle et d’une possibilité financière individuelle, qui ne sont en rien liées, bien entendu, à la carrière de chacun dans l’entreprise. On peut être un excellent PNC, être attaché à son entreprise et à son devenir, et avoir raisonnablement toutes les bonnes raisons de ne pas vouloir investir dans le capital de la compagnie. Rappelons avant tout que ces deux types d’offres ne s’adressent pas à la même cible potentielle de salariés.
L’ESA avait déjà été proposée à tous les salariés en 1995, puis une seconde fois aux seuls PNT en 1999 ; et aujourd’hui à nouveau à tous, à hauteur de 4,9 % du capital. Cette démarche a deux objectifs : pour la compagnie, elle permet de diminuer la masse salariale, et pour les salariés de diminuer l’assiette de calcul des impôts sur le revenu. C’est donc une opération fiscale plus particulièrement destinée aux salariés qui payent beaucoup d’impôts sur le revenu.
Compte-tenu du niveau de salaire moyen des PNC, cette offre d’ESA ne correspond pas, a priori, au monde PNC, exception faite de ceux qui bénéficient de revenus personnels, autres que leurs salaires. Dans ce cas de figure, il leur appartient de questionner des experts financiers, qui sauront leur apporter un conseil adapté à leur situation.
L’ORS en revanche concerne la majorité d’entre nous, et propose d’acquérir 3,1 % du capital. Elle permet de moduler son placement, en fonction de ses moyens et offre la possibilité d’échelonner ses paiements avec une grande souplesse. Fait suffisamment important pour être souligné, les avantages accordés conjointement par l’État et l’Entreprise, sont au global bien supérieurs pour les petits investissements et permettent d’obtenir un coût d’acquisition de l’action ultra-compétitif.

C’est évidemment le but recherché : favoriser un large actionnariat salarié. Chacun fera j’en suis certain, le meilleur des choix avant le 21 février.

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Lettre de l'administrateur PNC de février 2005


DÉCLARATION FAITE DEVANT LES ÉLUS DU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE D’AIR FRANCE
LE 24 FEVRIER 2005 PAR L’ADMINISTRATEUR PNC

RESPECT et DIGNITE

Le 1er février, nous perdions une collègue après une chute accidentelle d’un escabeau. Suite à ce tragique événement, un conflit a été déclenché vendredi par le personnel de piste, consécutivement à la mise à pied conservatoire avec solde du chauffeur de l’escabeau mobile. Depuis, nous sommes témoins d’un battage médiatique inconsidéré, alimenté par les déclarations plus ou moins heureuses de représentants de la Direction et d’Organisations Professionnelles, mélangeant tous les sujets pourvu que cela fasse parler, en oubliant que derrière ce déchaînement, une famille reste en deuil.

Il n’est pas « politiquement correct » pour une organisation professionnelle de critiquer le mouvement social d’une autre corporation, ni de minimiser les difficultés que rencontrent nos collègues en piste pour effectuer correctement leurs tâches.
Cependant on ne peut tolérer que la disparition de notre collègue soit reléguée à un événement mineur. Les débats lancés par les uns et les autres sur les conditions de travail pénibles d’un personnel comparées à celles d’un autre, les écarts de rémunération, la préservation de l’emploi, s’ils restent de vrais sujets syndicaux ne peuvent en aucun cas servir de justifications à  l’oubli précipité de la disparition de notre collègue.

Nous sommes profondément choqués de l’exploitation de cette affaire sur fond de campagne électorale.

Plusieurs enquêtes sont en cours et nous ne préjugeons pas de la culpabilité de notre collègue de la piste, de la même manière nous ne préjugeons pas de son innocence. Ces enquêtes doivent être menées dans la plus grande transparence et doivent mettre en lumière les responsabilités de chacun, sans exonérer ni les acteurs de ce drame, ni l’entreprise, dont on peut penser que les politiques ambitieuses, en termes de ponctualité ou d’économie d’effectif, ont une incidence directe sur l’accomplissement des tâches du personnel.

Nous avons été fréquemment interrogés ces 5 derniers jours pour savoir si nous étions solidaires du mouvement de grève en cours, notre réponse est très claire.

Nous sommes solidaires de la famille de Laurence, solidaires de son conjoint, solidaires de ses deux jeunes enfants, et c’est dans la dignité et le respect que nous attendons de comprendre comment et pourquoi un tel accident a pu se produire.




2004

Lettre de l'administrateur PNC n°1 de décembre 2004

Edito

C’est le premier Conseil d’Administration d’Air France dans sa nouvelle organisation complète en depit du fait qu’il avait été installé en septembre dernier. Un pré-calendrier institue une séance tous les deux mois, sans compter des séances extraordinaires qui peuvent s’intercaler.

Ces séances ont été présidées par le Président JC. Spinetta. Ce bulletin est le nouveau rendez-vous avec votre représentant PNC au Conseil d’Administration de la société Air France.
Pendant la durée de mon mandat, et à l’occasion de chaque Conseil d’Administration, il sera le lien qui me permettra de vous tenir informés. Il s’agit d’un résumé consacré aux points importants abordés pendant le Conseil d’Administration. Suivant l’ordre du jour, les sujets pourront parfois être un peu denses et techniques (comme aujourd’hui avec l’examen des comptes semestriels), mais chaque fois je tenterai de décrire les motivations et les conséquences des décisions prises par le Conseil. Mes principales prises de position en votre nom y seront décrites, ainsi que la justification de mes éventuels votes.

Vous rapporter les décisions prises par la Direction Générale de l’entreprise et validées par le Conseil d’Administration, être la voix du PNC et défendre ses intérêts, c’est l’engagement que je prends aujourd’hui.

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