Si sur les trois premiers trimestres de l’année IATA, le trafic passage AF est meilleur que celui de l’ensemble des compagnies IATA, le quatrième trimestre est moins favorable à AF. La baisse de trafic est d’environ 8 à 9 % et la baisse de recette unitaire s’approche de 10 %. C’est la baisse de fréquentation des pax haute contribution qui est la plus problématique, car c’est justement sur ce segment de clientèle qu’AF faisait précédemment la plus grande partie de son résultat.
Si l’on ne regarde que le 4e trimestre de l’année IATA (janvier à mars 09), le chiffre d’affaires est en baisse de plus de 13 % et le résultat d’exploitation qui était à l’équilibre l’année dernière représente cette année, malgré la baisse du prix du carburant, une perte de 300 millions.
On le voit, c’est ce quatrième trimestre des comptes 08/09 qui est inquiétant. L’offre a diminué, la fréquentation a encore plus diminué et pour finir le chiffre d’affaires est sérieusement en baisse.
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L’expert mandaté par le comité central d’entreprise a établi 3 scenarii pour l’année IATA 09/10 :
• Un scénario dit « optimiste » dans lequel le pétrole reste peu cher et la fréquentation cesse de décroître. Dans ce cas, le résultat d’exploitation reste proche de l’équilibre et la Compagnie dégage la trésorerie nécessaire au financement de ses investissements. Il n’y a pas de signe pour l’instant d’une telle évolution.
• Un scénario dit « median » dans lequel le chiffre d’affaires reste en baisse et le carburant reste peu cher. Dans ce cas, le résultat d’exploitation continue de décroître mais sans plonger. Malgré tout, la Compagnie ne parvient pas à couvrir ses investissements avec la trésorerie générée par l’exploitation. C’était le scénario projeté par la Direction il y a quelques mois.
• Un scénario dit « pessimiste » dans lequel l’année en cours se déroule comme le 4e trimestre de l’année IATA 08/09. Dans ce cas, la perte d’exploitation pourrait aller jusqu’à 1 milliard l’année prochaine. C’est malheureusement la tendance des résultats de ce premier trimestre 09/10 et le scénario le plus probable.
• Un scénario dit « median » dans lequel le chiffre d’affaires reste en baisse et le carburant reste peu cher. Dans ce cas, le résultat d’exploitation continue de décroître mais sans plonger. Malgré tout, la Compagnie ne parvient pas à couvrir ses investissements avec la trésorerie générée par l’exploitation. C’était le scénario projeté par la Direction il y a quelques mois.
• Un scénario dit « pessimiste » dans lequel l’année en cours se déroule comme le 4e trimestre de l’année IATA 08/09. Dans ce cas, la perte d’exploitation pourrait aller jusqu’à 1 milliard l’année prochaine. C’est malheureusement la tendance des résultats de ce premier trimestre 09/10 et le scénario le plus probable.
CONSÉQUENCES POUR LES EFFECTIFS
Depuis l’automne 2008 les recrutements ont cessé. L’effectif total au 31 décembre 08 est en diminution de 0,6 % par rapport à l’année précédente. A l’intérieur de ce chiffre global, le personnel sol est en diminution de 2,5 %, les PNC en progression de 5,3 % et les PNT en progression de 1,7 %. Si l’on prend les chiffres d’effectif du plan de gestion prévisionnel des emplois et des compétences (GPEC), l’objectif de la Direction est de faire passer l’effectif global à 55 000 postes d’ici au 31 mars 2010 et à 52 000 postes au 31 décembre 2011. Pour les PNC, ce même plan envisage de faire passer l’effectif à 14 000 en 2009 et 13 300 en 2011. La phase II du plan de riposte à la crise ne permettra sans doute pas, d’atteindre ces objectifs.
La masse salariale s’est réduite ces derniers mois sous le double effet de la baisse des effectifs au sol et du mode de rémunération des navigants qui permet un ajustement à la baisse de la rémunération en cas de baisse d’activité.
L’AVENIR
Nous sommes bien évidemment incapables de prédire ce que sera l’activité de la Compagnie dans les prochains mois et encore moins de prédire les conséquences de ces évolutions que nous aurons à subir en matière d’emplois et/ou de rémunération.
Néanmoins, les annonces qui ont été faites par la Direction sont de deux ordres :
• Un accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est en discussion. Cet accord prévoit une diminution des emplois, diverses mesures sur la mobilité des salariés, sur l’aide au rachat de trimestres d’assurance vieillesse, sur le temps partiel aidé et la Direction s’engage à ne procéder à aucun départ collectif contraint pour motif économique. Ce projet d’accord fait pourtant explicitement mention d’éventuelles mesures de départ volontaires si la crise continue.
• L’annonce faite par le Directeur Général dans la presse d’un plan de chômage partiel pour les salariés d’Air France, y compris les navigants. Pour ces derniers, une circulaire devrait être publiée prochainement par les pouvoirs publics visant à donner les modalités d’application du code du travail en la matière.
• L’annonce faite par le Directeur Général dans la presse d’un plan de chômage partiel pour les salariés d’Air France, y compris les navigants. Pour ces derniers, une circulaire devrait être publiée prochainement par les pouvoirs publics visant à donner les modalités d’application du code du travail en la matière.
Même si la Direction met en avant « les atouts d’AF » — les alliances, un double hub (Paris et Amsterdam), une joint venture AF/KL et DELTA, une participation dans Alitalia, une flotte jeune et un réseau équilibré — nous ressentons un besoin très vif de clarification de quelques éléments de la stratégie en fonction des différents scenarii auxquels nous pourrions être confrontés :
Quel modèle commercial pour les années futures ? Martin Broughton, président de British Airways disait récemment : « while global traffic fell by roughly 9 % in the last fiscal year, premium traffic dropped much more severely (down 20 %) despite lower ticket prices. This is extremely grave news for major full-service airlines, which have a traditional reliance on the premium market to generate a high proportion of their total revenue. What’s even more worrying, the premium market may never recover, he warned. Business customers no longer place the same value on the level of flexibility that goes hand in hand with higher fares ». Cela ne serait-il valable que pour BA ?
Comment notre Compagnie va t-elle s’adapter à ces évolutions ?
Quelles mesures sont envisagées pour les PNC si la crise se durcit ?
Nous attendons les réponses de la Direction !
Quelles mesures sont envisagées pour les PNC si la crise se durcit ?
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